JiC

Wilfried Nancy: une embauche bien accueillie

Publié | Mis à jour

Pour la plupart des anciens membres de l’Impact, la nomination de Wilfried Nancy comme entraîneur-chef du CF Montréal tombe sous le sens.

«Je ne vois pas qui d’autre aurait pu poursuivre dans la continuité de l’an passé et il pourra maintenant mettre en place sa philosophie sur le terrain», a avancé Patrice Bernier qui a connu Nancy alors qu’il était capitaine de l’équipe pour ensuite le rejoindre comme entraîneur adjoint, l’an passé.   

Wandrille Lefèvre, qui connaît son compatriote français de longue date estime qu’il en était rendu là dans sa carrière.

«Je ne sais pas comment il a progressé depuis trois ou quatre ans, mais chaque année où je l’ai connu, j’ai vu un Wilfried qui était meilleur que l’année»

Progression   

D’ailleurs, Lefèvre a insisté sur la progression affichée par Nancy qui a gravi les échelons du soccer québécois un à un.

«Il a sans cesse progressé et je me rappelle qu’en voyage, il avait toujours un livre de foot sous la main.»

«Il a une approche très cérébrale et analytique du foot, a mentionné l’ancien arrière central. Mais pas pour contraindre les joueurs, c’est plutôt pour leur donner la liberté dont ils ont besoin pour s’exprimer.»

Ça concorde bien avec la vision de Patrice Bernier qui parle d’un homme calme qui s’énerve peu.

«C’est quelqu’un qui est très posé et réfléchi, mais qui a aussi beaucoup de passion. Les dernières années l’ont assagi et il est bien préparé pour être clair dans ce qu’il veut exprimer.»

Formateur   

Wilfried Nancy le dit lui-même, il est d’abord un formateur, ce que confirment Bernier et Lefèvre.

«Il y a un suivi et une cohérence avec tous les jeunes de l’Académie qui montent. Il est conscient que ce ne sont pas des produits finis et qu’ils sont toujours en développement», a noté Bernier.

Mais Lefèvre fait remarquer que son passé de formateur ne lui a pas facilité la vie lors de son arrivée chez les professionnels, une situation qu’il a su tourner à son avantage.

«Ce n’est pas toujours facile quand tu arrives chez les pros dans un vestiaire où il y avait beaucoup d’égos et c’était peut-être un apprentissage pour lui au début.»

«Je l’ai vu pendant deux ans, il y a eu un ajustement de sa part et il a pris de plus en plus de place jusqu’à devenir carrément l’assistant numéro un.»

Bonne image   

Pour Bernier, l’embauche d’un entraîneur qui a grandi au sein du club est cohérente avec la volonté de changer l’image du club.

«Ça incarne aussi le Montréal du rebranding avec un homme venu d’ailleurs qui s’est intégré ici et s’est marié avec une femme d’ici pour ensuite faire ses classes dans les clubs d’ici.»

L’ancien capitaine maintenant analyste pour TVA Sports estime que l’embauche d’entraîneurs formés au club est un modèle qui a fait ses preuves dans la MLS.

«On fait confiance à des gens compétents qui sont dans ta cour. À Philadelphie, on a fait confiance à Jim Curtin et il a été entraîneur de l’année.»

«À Seattle, on a fait confiance à Brian Schmetzer qui était derrière Sigi Schmid et il a remporté la Coupe à deux reprises.»