Canadiens de Montréal

«C'est assurément surprenant» - Carey Price

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Une douzaine d’heures après s’être présenté au podium souriant et manifestement soulagé de la victoire contre les Sénateurs d’Ottawa, Carey Price était revenu à son air drabe habituel, mercredi midi : réponses courtes, ton monocorde, allure agélaste.

C’est à peine s’il a laissé échapper un semblant d’émotion lorsqu’on lui a demandé de commenter le congédiement de Stéphane Waite, celui qui fut pratiquement son entraîneur personnel pendant huit saisons.    

«C’est assurément surprenant. Ça fait partie de la "business"», a-t-il simplement laissé tomber.

Embauché par Marc Bergevin à l’été 2013, Waite avait rapidement eu un impact sur les performances de Price. Au cours des deux premières saisons, Price a établi des marques personnelles en maintenant des taux d’efficacité de ,927 et ,933.

En cours de route, il avait obtenu le poste de gardien titulaire d’Équipe Canada lors des Jeux olympiques de 2014 et mené le Tricolore à la finale de l’Association de l’Est quelques mois plus tard.

Ces deux saisons avaient culminé par les titres de meilleur gardien (trophée Vézina) et de joueur le plus utile à son équipe (trophée Hart) lors du banquet annuel de la Ligue nationale, en juin 2015.

Il avait également vu son nom inscrit à la première équipe d’étoiles, sur le trophée Jennings (meilleure moyenne de buts alloués) et sur le trophée Pearson (joueur le plus utile voté par les joueurs).

«Je suis reconnaissant du temps passé avec Steph. Il a été un entraîneur des gardiens très travaillant et dédié. J’ai vraiment apprécié tout le travail qu’il a fait avec nous, a-t-il indiqué. Avec tout le temps qu’on passe avec un entraîneur des gardiens, le canal de communication est beaucoup plus grand qu’avec un autre entraîneur. Ce sont des liens qui se tissent au fil du temps.»

«Une évolution de petites choses»    

Price a raconté qu’il avait passé un coup de fil à Waite, tard dans la soirée de mardi. Mais, fidèle à son habitude, il semblait déjà passé à autre chose mercredi midi.

«On n’a pas beaucoup de temps pour s’apitoyer sur notre sort. Il faut se ressaisir et faire le travail rapidement», a soutenu l’homme masqué de 33 ans.

D’ailleurs, le Britanno-Colombien n’a pas trop voulu élaborer sur les moments difficiles qu’il a connus au cours des dernières saisons. Ceux-là mêmes qui, même si Bergevin a voulu soutenir le contraire, ont inévitablement mené au congédiement de Waite.

«Des hauts et des bas, il y en a chaque saison. Il faut rester concentré sur l’objectif. Je crois que c’est simplement une évolution de petites choses qui ont mené à ce point.»

Déjà des correctifs    

En attendant d’en tisser des liens en personne avec Sean Burke qui, selon les estimations de Bergevin, devrait être en mesure de sauter sur la glace du Complexe sportif de Brossard le 19 mars, les trois cerbères du Tricolore devront se contenter de rencontres virtuelles. Ce fut le cas, une première fois, mercredi.

«La vitesse avec laquelle on tisse des liens avec un entraîneur des gardiens dépend des personnalités. Sean est un très bon gars, avec qui il est facile de parler. Alors, je n’ai aucun doute que, dans ce cas-ci, ça se fera rapidement.»

Ils ont également travaillé en compagnie de Marco Marciano. Entraîneur des gardiens du Rocket de Laval, l’homme de 39 ans assurera le suivi auprès du trio le temps que Burke termine sa quarantaine de 14 jours. Déjà, il semblait très actif auprès de Price, s’attardant notamment au positionnement de sa mitaine.

«C’est un gars très enthousiaste. Il amène beaucoup d’énergie. Ce sera plaisant», a-t-il mentionné.

Reste à voir si Burke et Marciano seront en mesure de ramener Price à son niveau d’excellence.