Félix Séguin

Le CH comme dans Lance et compte

Le CH comme dans Lance et compte

Félix Séguin, TVA Sports

Publié 03 mars
Mis à jour 03 mars

Réjean Tremblay avait l’habitude de s’inspirer des nombreuses histoires qu’on lui avait racontées au fil des ans pour écrire ses épisodes de «Lance et compte». Confrontation, conflit, crise, désaccord, dissidence, incompatibilité, mécontentement et frustration ont été au cœur de cette série qui a connu un succès monstre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la présente saison des Canadiens de Montréal est digne de «Lance et compte» en raison des nombreuses péripéties de l’équipe après deux mois d’activité seulement.  

Même si le Tricolore avait amorcé son calendrier avec beaucoup de succès, il y avait quand même des éléments de discorde qui refaisaient surface.

D’abord, il y a eu le contrat de Phillip Danault. Nous avons appris publiquement ce que Marc Bergevin était prêt à lui consentir et ce que Danault exigeait. Rien pour aider sa cause, Danault n’a toujours pas marqué un seul but. Il s’agit là d’un épisode en soit.

Puis, il y a eu Victor Mete. Son agent avait dit publiquement que son client avait demandé à être échangé parce qu’il était insatisfait de son utilisation. Je n’ose même pas imaginer la réaction du DG des Canadiens lorsqu’il a vu que ce différend avait été étalé sur la place publique. Toute une scène, j’imagine.

Ensuite, la décision de laisser de côté Tomas Tatar a fait beaucoup de bruit. Même s’il avait été le meilleur pointeur de l’équipe la saison dernière, Tatar n’a pas joué le match contre les Maple Leafs de Toronto parce que son entraîneur Claude Julien s’attendait à plus de sa part. Il y avait apparence d’un désaccord entre Tatar et son entraîneur.

Puis, quelques jours plus tard, Paul Byron s’est retrouvé au ballotage. Vétéran apprécié de ses coéquipiers, Byron a vécu des heures d’angoisse pour finalement apprendre qu’il restait à Montréal. Une trame de fond dramatique.

À cela, il faut ajouter le début de saison difficile du meilleur joueur de l’équipe, Carey Price. Des performances décevantes et répétées, selon certain(e)s, qui ont un impact sur les résultats de l’équipe qui commence alors à perdre plus souvent qu’en début de saison. Un scénario qui s’écrit facilement.

Et arrive le moment fort de la saison soit le congédiement de Claude Julien et Kirk Muller. Une annonce remplie d’émotions pour Marc Bergevin. Un changement souhaité par l’organisation afin d’éviter que la saison de l’équipe ne dérage. Sans expérience dans la LNH, Dominique Ducharme prend les rênes des prestigieux Canadiens de Montréal afin de les ramener dans le droit chemin. On peut faire quelques épisodes seulement avec cette décision.

Et alors qu’on croyait que la tempête était chose du passé, c’est au tour de Stéphane Waite de perdre son emploi. Grand défenseur de Carey Price, Waite apprend qu’il est congédié lors du deuxième entracte d’un match un mardi soir. Le texte s’écrit tout seul.

Il n’y a que 21 matchs de joués. Les Canadiens ne sont même pas encore arrivés à la mi-saison. Que nous réserve les 35 derniers matchs? Un retour en force de l’équipe? Une transaction? La gloire? Des déceptions?

Il y a de quoi écrire une nouvelle saison de «Lance et compte».