Canadiens de Montréal

Marc Bergevin le savait depuis longtemps

Marc Bergevin le savait depuis longtemps

Renaud Lavoie

Publié 25 février
Mis à jour 25 février

Après une saison 2017-2018 désastreuse chez les Canadiens, Marc Bergevin a commencé son plan de relance de son équipe. 

L’objectif à court terme n’était plus de gagner la coupe Stanley, mais de s’assurer de mettre en place un plan pour permettre à son équipe d’être très compétitive trois ans plus tard. 

Quelques jours seulement à la fin de cette fameuse saison, la première nomination du directeur général des Canadiens, le 27 avril 2018, fut celle de Dominique Ducharme qui non seulement se joignait au groupe d’entraîneurs adjoints, mais en plus il allait se retrouver derrière le banc de l’équipe. 

Ce n’est pas Claude Julien qui a demandé qu’un autre adjoint se joigne au groupe, mais beaucoup plus Marc Bergevin qui a compris qu’il ne pouvait pas laisser aller Dominique Ducharme vers une autre organisation, lui qui avait remporté la médaille d’or au championnat du monde de hockey junior trois mois plus tôt. 

C’est sans oublier que plusieurs formations, dont les Blues de St-Louis, souhaitaient l’embaucher pour qu’il devienne l’entraîneur-chef de leur club-école dans la Ligue américaine. Imaginez comment la réaction aurait été négative si les Canadiens avaient décidé de ne pas l’embaucher.

LES YEUX DE CLAUDE JULIEN 

Qu’on le veuille ou non, la grogne était grande dans les bureaux des Canadiens suite à la saison 2017-2018. 

Marc Bergevin avait parlé de l’attitude de son groupe qu’il fallait changer. Max Pacioretty n’avait plus d’avenir avec les Canadiens et il est clair qu’il avait disputé son dernier match à Montréal. 

Mais au-delà de l’attitude, il y avait aussi des choses à régler derrière le banc de l’équipe et le rôle de Dominique Ducharme n’était pas de s’occuper des attaquants ou des défenseurs, mais d’être les yeux de Claude Julien si vous voulez et partager ses observations lors des matchs pour faire des ajustements durant la rencontre. 

En même temps, Claude Julien devenait une sorte de mentor pour Dominique Ducharme. Avec toute l’expérience de Julien derrière le banc d’une équipe de la LNH, Dominique Ducharme a pu apprendre ce qu’il faut faire et ne pas faire avec des hockeyeurs professionnels. 

Ce bagage d’expérience était, selon moi, essentiel pour que Ducharme prenne un jour les rennes de cette équipe. 

Et Marc Bergevin savait depuis longtemps que s’il devait faire un changement derrière le banc. Son candidat numéro un devenait Dominique Ducharme, peu importe la situation.

LE DÉPART DE KIRK MULLER 

Mes collègues anglophones ont semblé surpris du départ aussi de Kirk Muller. Plusieurs pensaient qu’il allait devenir l’entraîneur-chef de l’équipe, comme ce fut le cas l’été dernier, à la suite des problèmes de santé de Claude Julien.

Justement Kirk Muller s’est probablement sorti de l’équation cet été avec des prises de décisions particulièrement douteuses, dont celle de clouer Brendan Gallagher sur le banc pendant des moments cruciaux, dans deux matchs consécutifs face aux Flyers.

C’est sans compter l’avantage numérique anémique qu’il dirigeait depuis son arrivée à Montréal. 

Imaginez s’il était encore en poste aujourd’hui avec Dominique Ducharme? Ce serait probablement très inconfortable et Marc Bergevin devait absolument faire ce changement.

Alors maintenant, Dominique Ducharme a un minimum de 38 matchs pour forcer la main à son patron de lui donner un contrat à long terme. 

Si vous avez un vieux deux dollars à mettre, ne pariez surtout pas contre Dominique Ducharme. Petit conseil d’ami.