Canadiens de Montréal

But refusé: Stéphane Auger en... désaccord!

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La décision de refuser le but gagnant de Brendan Gallagher en fin de match, mardi soir, contre les Sénateurs d’Ottawa, a été pour le moins controversée. Ce qui dérange le plus, c’est sans doute le manque de constance dans les décisions des arbitres.

Invité sur le plateau de l’émission Dave Morissette en direct, l’ancien arbitre de la LNH Stéphane Auger a expliqué pourquoi il aurait accordé le but de Gallagher. Pour écouter le segment, visionnez la vidéo ci-dessus. 

«L’arbitre regarde si le gardien a le temps de se repositionner pour faire un arrêt. Quand je regarde le jeu, je pense qu’il a le temps de se replacer. C’est certain qu’il cherche la rondelle, ceci étant dit, il y a un délai pendant lequel il reste sur ses genoux, il n’y a pas une urgence de se relever. Il a de la place et il reste dans le fond de son filet. Il ne fait pas d’effort pour se relever et se repositionner. Selon mon jugement, j’aurais accordé le but. »

En accord avec Auger, l’analyste Michel Bergeron ajoute que le problème ne réside pas nécessairement dans le verdict de ce soir, mais plutôt dans l’irrégularité des décisions prises à travers la ligue en ce qui concerne l’obstruction faite sur le gardien de but : «D’un match à l’autre, la décision va être différente. Si au moins c’était tout le temps la même décision... Il n’y a pas de stabilité dans les règlements ou dans les décisions des officiels» a précisé le Tigre.

Auger a toutefois précisé que le jugement fait partie du jeu et qu’il faut vivre avec des décisions parfois difficiles à prendre, d’autant plus que la décision de réviser la séquence vient de la LNH lorsqu’il reste moins de deux minutes à jouer dans la partie. Les officiels sur la glace ne doivent donc pas recevoir tout le blâme. 

Le seul moyen d’éliminer tout jugement, ajoute-t-il, serait d’arrêter le jeu automatiquement, dès que le patin d’un joueur se retrouve dans le demi-cercle du gardien, un peu comme au hockey international.