Crédit : Photo d'archives Martin Chevalier

Canadiens de Montréal

Rocket : Joël Bouchard priorise l’enseignement

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Bien que le Rocket de Laval ait encaissé son premier revers de la saison, mardi, Joël Bouchard ne compte pas changer ses plans pour autant en vue du prochain affrontement contre les Senators de Belleville.

Les deux formations croiseront le fer pour un quatrième match consécutif, vendredi, au Centre Bell. Le club-école du Canadien de Montréal avait dominé celui des Sénateurs d’Ottawa le weekend dernier en le défaisant deux fois par la marque de 5 à 1. Mardi, le Rocket présentait une formation quelque peu différente. La troupe de Bouchard n’a pas connu sa meilleure sortie et s’est finalement inclinée 4 à 1 après avoir vu l’adversaire marquer trois buts en troisième période.  

«Présentement, on est encore un peu en camp d’entrainement. Certains n’ont pas joué depuis un an, alors pour la constance... Beaucoup de joueurs n’ont pas eu un bon match honnêtement. Ceux qui ont eu un bon match, selon mes standards mais aussi les leurs, je peux les compter sur une main. Mais ma job n’est pas de leur tomber sur la tomate», a lancé Bouchard mercredi, en visioconférence.

«En ce moment, je ne suis pas un coach, je suis un enseignant. Il y a une différence. Dans le sens où à 35 joueurs de calibre tellement différent, ma job, c’est d’enseigner, de les faire jouer, de leur donner du temps de glace», a expliqué le pilote du Rocket.

«Présentement, je fais deux pratiques par jour. Je me sens un peu à l’académie de hockey Joël Bouchard, des fois. Ce n’est pas une dynamique d’équipe. Hier, il manquait de chimie en deuxième moitié. [...] On a été très bons pour la première moitié, mais après j’ai trouvé qu’on a commencé à glisser. Il y avait moins de timing.»

Des trios à définir  

L’entraîneur-chef du Rocket reconnaît qu’il n’aide pas nécessairement son équipe à trouver son rythme, puisqu’il doit assurer le roulement de ses joueurs, créer des occasions d’apprentissage, mais aussi trouver les bonnes combinaisons pour créer un environnement gagnant.

«Avec les trios, je joue au bingo, a reconnu Bouchard. J’ai la roulette, j’essaie de trouver quelqu’un pour compléter quelqu’un d’autre et je demande aux vétérans d’essayer d’aider les jeunes aussi. Ce n’est pas standard du hockey professionnel, mais les gars le comprennent.»

L’instructeur-chef du Rocket restera donc fidèle au plan établi en vue des prochains matchs de son équipe et continuera de faire des essais.

«On a quatre matchs en six soirs la semaine prochaine. Ce sont des matchs où je devrai faire une rotation encore. Je vais donner encore la chance aux jeunes de jouer et leur donner du millage. Certains ont eu de la difficulté hier et c’est correct, ça fait partie de la game. Maintenant, on va voir comment ils vont revenir. Pour les vétérans, le plan est qu’ils jouent un match sur deux pour cette semaine. Ils ont super bonne attitude là-dedans.»

-Le Rocket a également annoncé mercredi avoir libéré l’attaquant Sam Vigneault pour pouvoir lui permettre d’aller jouer en Europe.