Crédit : Photo d'archives, Stevens Leblanc

LHJMQ

Patrick Roy se réjouit

Publié | Mis à jour

Après 19 matchs, les Remparts de Québec viennent au troisième rang du classement général de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Au-delà des résultats, c’est la progression de son équipe qui satisfait Patrick Roy et ce dernier le constate autant sur la patinoire... que dans les chiffres.

Les Diables rouges présentent un dossier de 12-4-3 ce qui leur confère l’égalité au troisième rang de la ligue pour le pourcentage de victoires (0,711) avec l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Mais ça, ce ne sont pas les chiffres qui importent à l’entraîneur-chef des Remparts. Ce qui le réjouit, c’est la capacité de son équipe à se créer des chances de marquer provenant des zones dangereuses, soit dans l’enclave et autour du filet.

Pour ça, les chiffres lui importent.

«Je n’ai jamais été la personne la plus attachée aux statistiques avancées, mais Ben [l’entraîneur adjoint Benoit Desrosiers] est très bon là-dedans et il m’a expliqué pas mal comment ça marchait et comment les regarder. On a apporté beaucoup d’ajustements sur comment on voulait jouer, notamment pour nous permettre de créer des chances de marquer autour du filet. On est passé de l’une des pires équipes de la Ligue à ce niveau au cours des deux dernières saisons à une équipe dans le peloton de tête cette année.»

Un outil important

Comme dans le monde du hockey en général, les Remparts misent de plus en plus sur les statistiques avancées et Roy n’a d’autres choix que de reconnaître leur utilité. «On les utilise pas mal, je me surprends moi-même à le dire. Je n’ai jamais été un "fan" du Corsi parce qu’un gars peut être en train de manger un hot-dog de l’autre côté de la rue et prendre un lancer et il va avoir un plus. Par contre, maintenant, c’est beaucoup plus approfondi. Il y a plus de statistiques et c’est plus complet.»

Si les chiffres sont devenus partie intégrante du sport de nos jours, il n’en reste pas moins que c’est sur la glace que la meilleure évaluation peut être faite.

Séquence baromètre

À ce titre, Patrick Roy pourra profiter des sept prochains matchs de son équipe pour réellement voir de quel bois elle se chauffe.

Les Diables rouges affronteront les Huskies de Rouyn-Noranda jeudi après-midi dans le dernier de leurs quatre matchs dans l’environnement protégé (EP) du Centre Vidéotron. Par la suite, des duels face aux Saguenéens (trois fois), aux Cataractes de Shawinigan (deux fois) et au Drakkar de Baie-Comeau les attendront dans le prochain EP, à Chicoutimi, du 27 février au 7 mars.

«On va être mis au défi et ça va être intéressant. J’ai bien hâte de voir comment on va se comporter. Ça va en dire long sur le processus dans lequel on est et quels seront les ajustements qui devront être apportés», estime-t-il.

Le général Savoie

En ne comptant pas sur un défenseur de 19 ou 20 ans à l’arrière, Patrick Roy savait que sa jeune brigade défensive devrait agir en comité pour avoir du succès. Il savait aussi que Nicolas Savoie se verrait octroyer des responsabilités accrues et, jusqu’à présent, le grand patron hockey des Remparts n’est pas déçu de la tenue de l’arrière néo-brunswickois.

Même s’il n’a que 18 ans, Nicolas Savoie est, de loin, le défenseur avec la plus grande expérience dans la LHJMQ chez les Remparts de Québec avec 124 parties de saison régulière derrière la cravate. Celui qui vient au deuxième rang, Romain Rodzinski, en compte 78.

Utilisé contre les meilleurs trios adverses, Savoie compte jusqu’à maintenant deux buts et cinq aides pour sept points en 19 parties.

«Je pourrais produire plus en attaque, mais je pense que défensivement je joue de grosses minutes. J’aime jouer contre les grosses lignes adverses et avoir ce genre de responsabilités», a-t-il mentionné mercredi.

Son jeu offensif est assurément un aspect sur lequel il doit travailler et qui explique probablement pourquoi aucune équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) ne l’a repêchée l’an dernier. Par contre, aux yeux de Roy, ça n’enlève rien à son efficacité sur la patinoire.

«La chaise à Nico, c’est plus une chaise défensive. Ce que j’aime, c’est qu’on voit qu’il prend de la maturité et qu’il commence à se sentir plus à l’aise dans l’aspect offensif du jeu. On essaie de travailler avec lui sur la qualité de ses tirs de la ligne bleue et Martin Laperrière fait un très bon travail avec lui pour continuer son développement. Pour le moment, c’est notre général en arrière.»

Travail estival

Savoie a d’ailleurs mis beaucoup d’énergie l’été dernier afin d’améliorer certaines de ses lacunes offensives.

«À chaque fois qu’on a pu avoir de la glace, je me concentrais là-dessus. Je travaillais sur mes lancers et on avait aussi des situations de matchs à chaque pratique donc ça m’a aidé.»

Ce dernier ne cache pas qu’il aimerait démontrer aux recruteurs de la LNH qu’ils auraient dû lui offrir une chance au dernier repêchage.

«Ce n’est pas quelque chose à laquelle je pense trop, mais je l’ai quand même en arrière pensée. J’essaie de prouver que je suis un joueur d’élite dans cette ligue et que je mérite une chance avec une équipe de la LNH.»