Canadiens de Montréal

Tyler Toffoli veut voir le CH en séries

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Il faudra certainement que Tyler Toffoli marque avec régularité contre d’autres équipes que les Canucks pour que son talent de marqueur soit officiellement reconnu. N’empêche qu’avec 10 buts au compteur, il fait partie des meilleurs francs-tireurs de la LNH.

Vrai qu’il n’a marqué que deux buts contre les cinq autres équipes de la division canadienne. Toutefois, avec un peu plus de chance, il en aurait marqué quelques-uns de plus face aux Maple Leafs et aux Oilers en début de saison. Et il en aurait ajouté au moins un à Toronto, samedi dernier. 

Évidemment, passer proche, ça ne compte pas. Sauf que toutes ces occasions dont il bénéficie prouvent qu’il a du pif pour flairer le bon moment pour se faire oublier dans l’enclave.

«J’ai toujours eu un instinct pour trouver les espaces dégagés. C’est ce qui m’a permis de faire mentir ceux qui prétendaient que j’étais trop lent pour atteindre la LNH», a raconté le choix de 2e tour (47e au total) des Kings en 2010.

«Il faut y aller de façon intelligente, éviter de sauter dans l’ouverture trop rapidement. J’ai appris à attendre quelques secondes de plus, le temps que le jeu se développe. Je suis bon là-dedans»,a-t-il poursuivi.

Comme un caméléon 

Lors des 12 premiers matchs et deux tiers, c’est Jesperi Kotkaniemi qui lui avait offert bons nombres d’occasions de marquer en le repérant près du gardien adverse.

Puis, à compter de la troisième période de cette rencontre face aux Leafs, et lors des deux matchs suivants, l’athlète de 28 ans s’est retrouvé en compagnie de Phillip Danault et de Brendan Gallagher.

«Avec KK [Kotkaniemi] et Army [Joel Armia], nous formions un trio plus imposant. On gardait possession de la rondelle longtemps, alors on passait beaucoup de temps en territoire adverse. Avec Phil et Gally, on est plus axés sur la vitesse et la ténacité.»

Bien que les deux unités présentent un visage différent, Toffoli assure qu’il n’a pas eu à modifier son style.

«Essayer de jouer de la même façon a toujours été ma devise. Ça me permet d’être plus polyvalent et ça rend l’adaptation plus facile. Mes coéquipiers ont toujours aimé jouer avec moi parce qu’ils savent à quoi s’attendre», a expliqué l’ancien patineur des Kings et des Canucks.

Une qualité que Claude Julien a reconnue chez son nouveau joueur et qui a fait partie de sa réflexion au moment d’apporter des modifications à ses trios.

«C’est un joueur très intelligent. C’est rare qu’il prenne une mauvaise décision. C’est un joueur très fiable. C’est la raison pour laquelle il est facile de jouer avec lui», a fait valoir l’entraîneur du Canadien.

Pressenti par Équipe Canada 

Son début de saison ne laisse personne indifférent. Lundi, dans son bilan de quart de saison, Marc Bergevin a fait l’éloge de l’Ontarien.

La veille, Doug Amrstrong, récemment nommé directeur général de l’équipe canadienne qui participera aux Jeux olympiques de Pékin dans un an, a soutenu que l’attaquant du Canadien est sur son radar et sur celui de son groupe de décideurs.

«C’est très cool, mais on est encore tôt dans la saison. Pour l’instant, j’essaie simplement d’aider l’équipe à gagner et à atteindre le prochain niveau. Si ça devait se concrétiser, ce serait une expérience incroyable. Mais, il y aura tellement d’autres bons joueurs sur cette équipe, alors je me concentre à faire de mon mieux pour le Canadien et amener l’équipe en séries éliminatoires.»

Ce serait la troisième fois que Toffoli porte les couleurs de l’unifolié. Il l’a d’abord fait à la coupe Gretzky-Hlinka, en 2009, puis au Championnat mondial de 2015.

Formation du CH à l’entraînement de mardi  

Drouin - Suzuki - Anderson

Toffoli - Danault - Gallagher

Tatar - Kotkaniemi - Armia

Lehkonen - Evans - Perry – Byron

Chiarot - Weber

Edmundson - Petry

Mete - Romanov

Kulak

Price

Allen