Senators vs Rocket

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

Canadiens de Montréal

Joël Teasdale : 628 jours plus tard

Publié | Mis à jour

Le 26 mai 2019, Joël Teasdale remportait la Coupe Memorial avec les Huskies de Rouyn-Noranda. Il avait marqué un but dans un gain de 4 à 2 contre les Mooseheads d’Halifax, en finale. Il avait aussi écrit son nom sur le trophée Stafford-Smythe, qui couronne le joueur le plus utile à ce tournoi.

Il n’avait pas inscrit son nom sur une feuille de pointage depuis cette dernière rencontre au niveau junior. Une sérieuse blessure au genou gauche l’avait confiné à l’inactivité totale pour la saison 2019-2020. 

Teasdale a rapidement brisé la glace à son retour au jeu. À son premier match avec le Rocket de Laval, il a marqué un but, obtenu une passe et hérité du titre de première étoile dans un gain de 5 à 1 contre les Senators de Belleville, vendredi, au Centre Bell.

Entre le 26 mai 2019 et le 12 février 2021, il y avait eu une interminable attente de 628 jours. Pour le Rocket, c’était aussi un premier match après une pause de 338 jours en raison de la pandémie de COVID-19.

«Je n’avais pas fait le calcul pour le nombre de jours exactement, mais j’avais calculé le nombre de mois, a dit Teasdale en entrevue téléphonique au Journal, dimanche. J’arrivais entre 20 et 21 mois. Je le savais. Mais c’est encore plus impressionnant quand tu le calcules en jours ; 628 jours, c’est très long.»

Pour le chiffre exact, on parle d’une absence d’un an, huit mois et 17 jours. On arrive donc précisément entre 20 et 21 mois.

Un bon départ 

Le Rocket a signé deux victoires à ses deux premiers matchs en fin de semaine contre Belleville. Deux gains identiques de 5 à 1. Mais pour Teasdale, c’était surtout la fin d’un long marathon.

«Oui, ça faisait vraiment du bien d’enfiler à nouveau un chandail pour un véritable match, a noté l’ailier de 21 ans. Après ma première présence à mon premier match avec le Rocket, j’avais un sentiment de soulagement. Il y avait beaucoup de pression qui venait de tomber pour moi. C’était vraiment bien pour mon moral.»

«C’est un bon départ chez les professionnels, a-t-il continué. J’ai tellement reçu une grande dose d’amour après le match. J’avais un grand nombre de notifications sur mon téléphone cellulaire. Je ne pouvais même pas dire la quantité exacte de messages, c’était insensé. Ça me touchait. J’étais heureux de placer cette longue pause derrière moi et de recommencer à pratiquer le sport que j’aime.»

S’il y avait plusieurs messages virtuels, Teasdale a également parlé de vive voix avec Joël Bouchard après son premier match sous les couleurs du Rocket. Bouchard était son premier entraîneur avec l’Armada de Blainville-Boisbriand en 2015-2016.

«Joël a pris le temps de me glisser quelques mots, a-t-il précisé. Il m’a dit que j’avais connu une bonne rencontre, il était fier de moi. C’était spécial comme moment. Si j’ai atteint cette étape dans ma carrière de joueur, c’est en grande partie en raison de Joël. Il a eu une belle influence sur mon développement avec l’Armada. J’ai changé mon style de jeu à mes débuts dans la LHJMQ, je n’avais pas la même combativité dans le Midget AAA.»

Avec Harvey-Pinard 

Pour ses deux premiers matchs, Teasdale a joué à l’aile gauche avec Joseph Blandisi et Jesse Ylonen. À 26 ans, Blandisi est un bon vétéran de la Ligue américaine, alors que Ylonen, un choix de 2e tour en 2018, est un bel espoir du CH.

«Il y a une belle complicité entre nous. Blandisi est un très bon joueur, il a de l’expérience et il apporte ses qualités de meneur au sein de notre trio. Dès qu’on revenait au banc, il nous donnait des conseils ou il nous disait de poursuivre le bon travail. Pour Jesse, il m’a vraiment impressionné pour un gars qui jouait ses premiers matchs en Amérique du Nord. Il a un très bon coup de patin, un très bon tir et il lit très bien le jeu. Il a obtenu plusieurs chances de marquer. On parle vraiment d’un très bon joueur.»

Chez le Rocket, Teasdale partage également le vestiaire avec un autre gagnant de la Coupe Memorial avec les Huskies, en 2019, en Rafaël Harvey-Pinard.

Les deux jeunes attaquants ont passé les derniers mois à s’entraîner ensemble sur la Rive-Nord afin d’arriver fin prêts pour le camp.

«Je suis très proche de Rafaël, c’est vraiment un bon ami. Nous avons vécu nos débuts dans la Ligue américaine ensemble et nous avons marqué chacun notre premier but lors de la même fin de semaine. Moi, le vendredi. Lui, le samedi. Nous espérons vivre plusieurs autres beaux moments ensemble.»