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Soccer

Naples s'offre la Juventus

Publié | Mis à jour

Le Naples de Gennaro Gattuso a donné samedi une leçon de réalisme à la Juventus de son ami Andrea Pirlo (1-0), qui chute pour la troisième fois en championnat à quelques jours de son 8e de finale de Ligue des champions à Porto.

Grâce à un penalty de son capitaine Lorenzo Insigne (31e), et de précieux arrêts en seconde période de son gardien Alex Meret, Gattuso s'offre un bol d'air après un début d'année compliquée: la Supercoupe perdue contre ces mêmes Turinois (0-2), quelques défaites gênantes en championnat (La Spezia, Genoa) et une élimination cette semaine en Coupe d'Italie. 

Cette victoire replace Naples dans la course au Top 4 synonyme de qualification pour la Ligue des champions, l'objectif prioritaire du club, manqué l'an dernier. 

Le Napoli rejoint au classement la Roma et la Lazio (40 pts) et revient à deux longueurs des Bianconeri (3e), contre qui ils ont toujours un match en retard à disputer: le fameux match aller à Turin qui n'avait pas eu lieu et doit encore être organisé. Les Napolitains n'avaient pas fait le voyage début octobre après deux cas de Covid-19 dans leur effectif. 

Dans le stade Diego Maradona aux allures de réfrigérateur (3°C), balayé par le vent, la Juventus n'a su se sortir d'un piège qu'elle ne dédaigne jamais tendre à ses adversaires. Elle a beaucoup tenu le ballon, pressé avec énergie mais s'est montrée incapable de tromper un Meret impeccable, invité à la fête au dernier instant après le forfait de dernière minute de David Ospina.

En l'absence de Paolo Dybala (cheville), Aaron Ramsey (gêne musculaire) et Arthur (problème à la jambe droite), la Juve a rapidement donné le ton. Avec un pressing constant et davantage de maîtrise technique, mais peu de précision devant le but, à l'image la tête au-dessus d'Adrien Rabiot (5e), la première des occasions ratées de la soirée.

Dans une partie cadenassée, Naples a eu beaucoup plus de mal à inquiéter la Juve, avec Victor Osimhen reconduit en pointe, avec derrière lui Insigne dans un rôle de meneur plus axial que d'habitude.

Il a finalement fallu une intervention de la VAR pour faire basculer ce match du côté napolitain, avec un penalty accordé pour une faute de Giorgio Chiellini sur Amir Rrahmani. 

Et Lorenzo Insigne, cette fois, ne s'est pas raté à l'exercice, signant son 100e but avec Naples (toutes compétitions confondues). Il avait jusqu'ici raté les trois penalties qu'il avait eu l'occasion de tirer contre la Juve, le dernier en date il y a seulement quelques semaines lors de la défaite en Supercoupe d'Italie. 

Piqués au vif, les Turinois ont tout tenté en seconde période mais Meret a d'abord sorti un incroyable arrêt devant Cristiano Ronaldo (49e), puis s'est montré de nouveau solide en fin de match devant Alvaro Morata (86e) puis encore CR7 (90e).

Gattuso pouvait laisser éclater sa joie et respirer un grand coup. 

Le PSG bat Nice sans convaincre

Privé de Neymar et d'Angel Di Maria, le Paris SG s'est imposé dans la douleur contre Nice (2-1) samedi au Parc des Princes, à trois jours du choc contre Barcelone en huitième de finale aller de Ligue des champions. 

Julian Draxler a ouvert le score en première période (22e) avant l'égalisation de Rony Lopes (50e) peu après la mi-temps. Moise Kean (76e) a donné la victoire aux Parisiens, qui rejoignent provisoirement Lille en tête de la Ligue 1.

Certes, la victoire est au rendez-vous pour les Parisiens, qui ont esquivé de nouvelles blessures et évité tout faux pas malvenu juste avant leur grand rendez-vous contre le FC Barcelone mardi.

Mais l'équipe de Mauricio Pochettino a été longtemps malmenée par Nice au Parc des Princes.

Klopp n'y croit plus

L'entraîneur de Liverpool, Jürgen Klopp, ne pense plus que les Reds puissent encore conserver le titre de champion reconquis après 30 ans d'attente, la saison dernière, après leur défaite samedi à Leicester (3-1) pour la 24e journée de Premier League.

Après avoir ouvert la marque, Liverpool a encaissé trois buts en 7 minutes et se retrouve 4e à 10 points du leader Manchester City qui a disputé deux matches en moins.

« Non, honnêtement, je ne pense pas qu'on puisse combler cet écart cette année », a-t-il reconnu en conférence de presse d'après-match.

« Il faut que l'on remporte des matches et une bonne partie de notre football aujourd'hui était à nouveau vraiment, vraiment bon. Mais il faut qu'on évite les erreurs, qu'on évite les mésententes », a-t-il souligné.

« Aujourd'hui, à deux reprises nous n'avons pas fait cela et Leicester a pu marquer deux fois », a-t-il poursuivi.

Le coach fait notamment référence au deuxième but des Foxes, sur un long ballon anodin où le gardien de but Alisson, sorti de sa surface, et le défenseur turc Ozan Kabak, qui jouait son premier match après être arrivé au mercato d'hiver, se sont percutés pour laisser le ballon à Jamie Vardy qui a marqué dans le but vide (2-1, 81e).

« Nous ne nous préoccupons plus du titre, nous ne sommes pas idiots », a encore lancé Klopp qui sait qu'une autre lutte, tout aussi importante pour l'avenir de Liverpool, s'engage avec la course au top 4 qui qualifie pour la lucrative Ligue des Champions.

« Nous avons un match difficile mardi (en huitième de finale aller de C1 contre Leipzig) et puis samedi un autre, un derby », contre Everton, qui pourrait les rejoindre aux points en cas de victoire dimanche contre Fulham, a-t-il rappelé.

« C'est à cela que nous pensons et nous voulons encore avoir une saison positive », a-t-il assuré. « Nous ne nous cherchons pas d'excuses. Beaucoup de choses (comme les nombreuses blessures) sont arrivées et c'est le jeu ».

« Dans les moments où c'est difficile, je sais que la seule issue est de bien jouer au football, de se battre et de travailler dur. Nous en sommes encore capables et c'est ce que nous allons continuer à faire. Nous devons continuer à le faire », a-t-il martelé.