Canadiens de Montréal

Le vent a tourné pour les Canadiens

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Les Canadiens de Montréal viennent de subir trois revers à leurs quatre derniers matchs. Commencez-vous à paniquer?

Si vous êtes de ceux qui croyaient que le Tricolore passerait la saison à se moquer de ses adversaires, comme ce fut souvent le cas lors des 10 premiers matchs, alors qu’il survolait la division Nord, probablement.

Au contraire, si vous êtes de ceux qui ont compris, il y a longtemps, qu’une saison est ponctuée de hauts et de bas, vous êtes sans doute moins sur les dents, ce matin.

«Ce qui est évident, c’est qu’on ne joue pas notre meilleur hockey. On force les choses, on fait de petites erreurs. On peut en donner plus», a convenu Claude Julien quelques instants après la défaite.

Le temps est venu de réagir

Où se situe le vrai Canadien? Assurément entre ces deux versions.

Il est normal que les buts se fassent plus rares pour les Montréalais. On est déjà rendu au quart de la saison. Les autres équipes ont fait leurs devoirs et ont ajusté le plan de match pour contrer le Tricolore.

«Il faut trouver le moyen de réagir. C’est souvent une question de volonté. Il faut trouver le moyen d’être coriaces et d’aller dans ces régions-là [l’enclave] quand les équipes nous rendent la vie plus difficile», a déclaré l’entraîneur-chef du Canadien.

Lors de ses quatre derniers matchs, le Canadien a été limité à six buts, dont seulement quatre à forces égales.

«Personne ne nous a dit que ce serait une saison facile. Pour avoir du succès, il faut être prêts à payer le prix. Pas seulement certains soirs, mais tous les soirs», a indiqué le Franco-Ontarien.

«Il faut rectifier les choses rapidement», a-t-il ajouté.

Pénible à la maison

Par contre, ce qu’il y a d’un peu inquiétant, c’est que personne n’est en mesure de marquer de façon régulière à l’exception de Josh Anderson et de Tyler Toffoli (contre les Canucks).

De plus, le Canadien semble être retombé dans sa mauvaise habitude de l’an dernier : celle d’offrir du jeu moins convaincant et moins soutenu au Centre Bell que sur les patinoires adverses.

À la suite de ce revers contre les Oilers, il affiche un dossier déficitaire de 3-4-0 à domicile, l’un des pires du circuit.

«Je n’ai aucune idée de la raison. Pourtant, je ne dirais pas qu’on joue de façon différente, a assuré Ben Chiarot. C’est vraiment difficile à expliquer. Dans le vestiaire, on se pose la même question.»

La bonne nouvelle, c’est que le Canadien disputera une seule de ses six prochaines joutes à Montréal. Une visite des Leafs qui surviendra le samedi 20 février, après une séquence de six jours sans match.

Une occasion rêvée pour apporter des ajustements.