Ski et planche

Mikaël Kingsbury : persévérance et détermination

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Après une convalescence pour soigner deux vertèbres fracturées, Mikaël Kingsbury a réussi un spectaculaire et improbable doublé à la Coupe du monde de Deer Valley, au cours de la dernière fin de semaine.

Le Québécois a entrepris le départ dans une course pour la première fois depuis... 11 mois! La clé pour lui pour préparer ce retour triomphal sur les pentes? La persévérance et la détermination. 

Voyez l'entrevue de Mikaël Kingsbury à «Salut Bonjour», ci-dessus.  

«J’ai toujours cru que j’allais revenir et que j’allais être capable de réussir des performances aussi bonnes que celles avant ma blessure. C’est sûr qu’en deux mois, il y a beaucoup de choses qui se passent dans ta tête. 

«Je suis tellement à un autre niveau de ce que j’étais il y a un mois. Quand je suis revenu de Finlande avec ma blessure, j’avais de la difficulté à marcher. Il n’y avait aucune position confortable quand j’étais couché. C’est fou de voir le progrès et le travail que j’ai faits. 

«J’ai toujours cru que je pouvais revenir (à temps) pour Deer Valley et les Championnats de monde qui s’en viennent. J’ai toujours cru en moi et j’ai travaillé fort. J’avais un objectif et je crois que c’est ce qui a fait que j’ai pu revenir au sommet.»

Kingsbury détient présentement 18 globes de cristal, soit deux de moins que l’ex-vedette de ski américaine Lindsey Vonn. Croit-il égaler cet exploit?

«C’est sûr, mais avec une année comme celle-ci, il y a beaucoup moins de courses. Si on avait une saison normale, j’y croirais. On est déjà à cinq Coupes du monde. J’en ai disputé deux.

«Je pense que je vais être à court.»

À son retour, à Deer Valley, Kingsbury dit n’avoir pensé qu’à retrouver ses moyens.

«Je me sentais bien en qualification. Le plus important pour moi, c’était de bien casser la glace, a-t-il raconté à l’émission Salut Bonjour à TVA, mardi. 

«C’est sûr que ça jouait entre mes oreilles. J’étais en confiance et j’essayais de ne pas trop penser à mon dos, mais c’est sûr que ce n’est pas évident de revenir après deux fractures et courser contre les meilleurs skieurs au monde.»

Kingsbury a décidé de verser 500 $ pour chacune de ses victoires au Club des petits déjeuners. Incertain de pouvoir faire un don cette année après sa blessure en novembre lors d’une descente d’entraînement à Ruka, en Finlande, le médaillé d’or des Jeux de Pyeongchang a ainsi pu remettre 1000 $ à l’organisme.