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L’apport de «Gronk»

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Le leadership de Tom Brady a régulièrement été évoqué pour expliquer la présence des Buccaneers au Super Bowl LV, mais il n’est pas le seul ancien joueur des Patriots de la Nouvelle-Angleterre ayant eu un impact important sur les performances du club de Tampa Bay en 2020.

Quelques jours avant la tenue du dernier match de la saison de la NFL, les dirigeants des «Bucs» ont tenu à souligner la contribution de l’ailier rapproché Rob Gronkowski. 

«On entend beaucoup parler du travail qu’a fait Tom dans notre vestiaire, mais ce que "Gronk" a fait dans celui-ci est tout aussi incroyable», a indiqué le directeur général Jason Licht.

«Je savais que Tom était un grand leader, mais je ne connaissais pas l’éthique de travail irréprochable de "Gronk"», a quant à lui dit l’entraîneur-chef Bruce Arians.

Le même objectif

Le printemps dernier, quand Brady a annoncé son arrivée avec le club floridienne, l’une des premières choses qu’il a faites fut de demander à Arians d’obtenir les droits de Gronkowski, afin qu’il puisse sortir de sa retraite et le rejoindre chez les «Bucs».

L’entraîneur n’a pas regretté d’avoir acquiescé à la demande du quadragénaire.

«Ces deux gars-là amènent quelque chose d’extrêmement spécial, car ils sont déjà passés par là. Nous voyons deux personnalités complètement différentes qui obtiennent du succès de la même façon», a exprimé Arians après la finale de l’Association nationale.

Le pilote résume bien la dynamique entre Brady et Gronkowski. Ils sont très différents, mais partagent le même but : la victoire.

C’est ce qui leur a permis de terroriser les défensives adverses durant leur passage chez les «Pats» et d’instaurer une culture gagnante en seulement une saison chez les Buccaneers.

Dimanche, le tandem tentera de remporter un quatrième trophée Vince-Lombardi ensemble.

«Nous nous sommes dit : nous le faisons en grand et c’est vrai. Nous allons au Super Bowl. Nous sommes venus à Tampa. Maintenant, finissons le boulot», a raconté Gronkowski, en parlant du moment qu’il a vécu avec Brady après leur victoire en finale de la Nationale.

Tyrann Mathieu : le leader défensif des Chiefs 

Quand il est question des succès des Chiefs, l’offensive est régulièrement louangée, mais la défensive a également fait un travail colossal pour permettre à Kansas City de participer au Super Bowl LV.

Classée au 10e échelon des unités défensives de la NFL en saison régulière, elle a élevé son jeu d’un cran en éliminatoires.

Ses succès ne peuvent pas être uniquement attribués au maraudeur Tyrann Mathieu, mais il doit obtenir une part du crédit.

L’athlète de 28 ans est le leader incontesté des Chiefs en défense. En plus d’exceller, il s’assure toujours que ses coéquipiers soient bien placés avant le jeu et restent motivés sur les lignes de côté.

«Chaque semaine, nous essayons de donner le meilleur de nous-mêmes», a affirmé Mathieu, lors de son premier point de presse en marge du Super Bowl.

«Spécialement en éliminatoires, c’est une question du club qui a la meilleure défensive sur le terrain. Pour nous, tout cela se traduit par remporter les troisièmes essais, sans permettre à nos adversaires d’inscrire plus de 17 ou 20 points. Tant que nous pourrons rester dans cet état d’esprit, nous nous donnerons la chance de remporter n’importe quel gros match.»

Merci Arians

Si Mathieu a pu devenir le leader défensif des Chiefs, c’est en grande partie grâce à l’entraîneur-chef des Buccaneers de Tampa Bay, Bruce Arians.

C’est le pilote de 68 ans qui lui a donné sa première chance dans le circuit Goodell, lorsque les deux hommes travaillaient pour les Cardinals.

«Depuis mon séjour en Arizona, et même au-delà, il a toujours été quelqu’un dont les opinions signifiaient beaucoup pour moi, a affirmé Mathieu. Vous devez vous rappeler qu’il a été l’une des premières personnes de la NFL à vraiment croire en moi et en mes capacités. Il m’a vraiment permis de m’épanouir à un très jeune âge dans cette ligue. C’est toujours un gars avec qui je suis en contact à ce jour.»

Buccaneers: une attaque qui a dû trouver son rythme 

Cette saison, l’entraîneur-chef des Buccaneers de Tampa Bay, Bruce Arians, a essuyé son lot de critiques en ce qui concerne son système offensif.

Depuis plusieurs années, le pilote mise sur les longues passes et les jeux risqués. En début de campagne, ça ne semblait tout simplement pas fonctionner avec le quart-arrière Tom Brady. Arians ne s’est d’ailleurs pas gêné pour critiquer l’athlète de 43 ans et n’a pas dérogé de son plan de match.

Quelques mois plus tard, la stratégie de l’entraîneur a rapporté et son club aura la chance de remporter le Super Bowl, dimanche.

«[Notre attaque] évolue toujours, chaque semaine. Nous collaborons et Byron [Leftwich, le coordonnateur offensif] fait un travail fantastique. Lui et Tom se sont si bien complétés. En septembre, nous n’étions pas bons pour un ou deux matchs. Nous ne savions tout simplement pas ce que nous faisions. En octobre, ça s’est un peu amélioré. Après notre semaine de congé, je pense que les choses ont commencé à cliquer et que tout le monde s’est mis à l’aise», s’est remémoré Arians lors de son point de presse de lundi.

Une question de temps

Ce n’était donc qu’une question de temps avant que son attaque débloque, selon le pilote de 68 ans. Celle-ci bénéficie d’une multitude de receveurs de passes très talentueux, mais les blessures ont ralenti le processus d’adaptation de tout le monde.

«Chris [Godwin] a été blessé pendant un moment, Mike [Evans] l’a aussi été et a joué malgré la douleur. Antonio [Brown] est arrivé et Scotty [Miller] était mal en point pendant un certain moment. C’était seulement une question d’avoir toutes ces pièces, de prendre le temps de s’acclimater», a exprimé Arians.

L’entraîneur a aussi tenu à souligner l’effort de son unité défensive, qui a tenu le fort pendant que l’attaque cherchait ses repères.

«Notre défense nous a permis de survivre pendant quelques-uns de ces matchs et d’être là où nous sommes aujourd’hui. Maintenant, nous jouons plutôt bien offensivement.»