JiC

«Je le voyais comme Jerry Maguire»

Publié | Mis à jour

L’attaquant des Canucks Antoine Roussel avait encore le cœur gros, mercredi, quelques jours après la mort de son agent, Christian Daigle.

Mardi au Centre Bell, le teigneux ailier franco-québécois a pointé vers le ciel après avoir marqué contre le CH. Il n’y avait pas de doute à avoir : Roussel venait de saluer Christian, qui en plus d’être son agent, était aussi un précieux ami.

«J'ai perdu un pilier dans ma vie, c'est clair, a admis Roussel, mercredi, à "JiC". Hier soir, quand j'ai marqué au Centre Bell, il était pour lui, le but que j’ai scoré.»

«En sortant de l’aréna, d’habitude, il est là avec mes parents, ma famille, il s’en occupe, a poursuivi l’athlète de 31 ans. Je sais qu’il était présent d’une certaine manière. C’était triste. La "ride" d’autobus vers l’aéroport, j’avais les larmes aux yeux tout le long. Ce n’est pas facile.»

Daigle, qui nous a quitté vendredi, était omniprésent dans la vie du hockeyeur.

«On le sait qu'il est dans notre coin, il voulait toujours le meilleur pour nous, a imagé Roussel. Quand je dis qu'il était un pilier: il a organisé ma famille, d'une certaine façon, au niveau testament, assurances, planification financière. Dès que j'avais une question financière ou personnelle, c'est Christian que j'allais voir. Le fait qu'il soit plus là, c'est un gros trou.»

«Je le voyais comme Jerry Maguire et c'est comme ça qu'il nous traitait, a ajouté l’ancien de la LHJMQ. Il était tout le temps là pour moi. Cet été, j'ai déménagé au Saguenay et il est venu m'aider. Il était là, il portait des boîtes et c'est la dernière fois qu'on a vraiment été ensemble (...) il avait le coeur sur la main et il va me manquer.»

Pas facile contre Montréal

Au plan hockey, Roussel et les Canucks sortent de deux défaites difficiles contre le CH au Centre Bell, après avoir perdu deux matchs sur trois contre la même équipe, à Vancouver, deux semaines plus tôt.

Autant dire que le Tricolore a sérieusement le numéro des Canucks jusqu’ici, cette saison. Et il y a une raison bien précise à ça, a estimé Roussel.

«J’ai envie de dire que la différence, c’est Tyler Toffoli», a d’abord résumé Roussel au sujet de celui qui a inscrit huit buts en cinq matchs contre les Canucks, cette année.

«La dernière fois que j’ai vu un joueur être autant la bête noire d’une équipe, c’était Patrik Laine, a-t-il ajouté. Contre les Stars, il marquait un minimum de deux fois par match à ses dix premiers matchs contre nous autres. J’ai l’impression d’encore voir ça.»

Roussel considère que les Canadiens forment une équipe «assez rapide» qui a une très bonne relance de l’attaque. 

«Je suis confiant qu’on va rebondir et qu’on va être capables de compétitionner contre le Canadien assez rapidement et j’ai hâte qu’on en gagne quelques-unes contre eux. La saison ne se gagne pas tout de suite et il y a encore beaucoup de chemin avant les séries éliminatoires.»

Voyez l’entretien complet en vidéo principale.