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Remparts-Océanic: une rivalité toujours vivante

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Grâce à quatre buts en avantage numérique, les Remparts de Québec ont défait l’Océanic de Rimouski au compte de 4-2, mardi, dans un match qu’on peut inscrire dans la catégorie des chapitres de la longue rivalité entre les deux formations.

Chose certaine, la COVID-19 n’a pas emporté l’animosité qui existe entre ces deux formations. La rencontre de mardi a de nouveau été intense et physique, ce qui a permis aux Remparts de profiter de huit avantages numériques tandis que l’Océanic en a bénéficié de sept.  

Et c’est là que ça s’est joué. Pendant que les Remparts misaient sur la moitié de ces chances, l’Océanic ne parvenait pas à marquer avec l’avantage d’un homme. La première vague d’attaque à cinq des Diables rouges a été particulièrement efficace ce qui a permis à Théo Rochette (un but et deux aides), Olivier Pouliot (trois aides) et Gabriel Montreuil (deux buts) d’engraisser leurs fiches personnelles.

Dans le cas de Montreuil, il a inscrit ses deux buts alors qu’il imposait sa présence physique devant le filet de Raphaël Audet.

Montreuil comme Maroon  

«On en parlait cette semaine avec Benoit Desrosiers et, Monty, on le voit un peu comme Patrick Maroon à Tampa Bay. C’est un gars physique qui a une présence devant le filet et qui sort bien les rondelles le long de la bande. Il fait de l’espace pour James (Malatesta) et Nate (Nathan Gaucher)», l’a complimenté Patrick Roy.

Un rôle qui convient parfaitement à l’attaquant de 6 pi 1 po et 196 lb.

«J’en ai parlé aussi avec Benoit et il m’a montré des vidéos de lui (Maroon). On a des ressemblances. C’est un gros joueur physique qui est bon dans les coins de bande alors que c’est mon pain et mon beurre.»

Prise de bec  

Comme on vous disait, la rencontre de mardi a été digne de la rivalité entre les Remparts et l’Océanic. Elle a même donné droit à une prise de bec entre les entraîneurs des deux formations, Patrick Roy et Serge Beausoleil, en deuxième période.

Beausoleil, déplorant que le capitaine des Remparts Thomas Caron s’en soit pris à Alex Drover lors d’une mêlée après le sifflet, a fait savoir sa façon de penser au capitaine des Diables rouges.

Il n’en a pas fallu davantage pour que Roy sorte de ses gonds et laisse savoir sa façon de penser à l’entraîneur de l’Océanic.

«J’ai beaucoup de respect pour Serge Beausoleil, c’est l’un des bons entraîneurs de la ligue et une personne que je respecte beaucoup. Par contre, quand on commence à parler aux joueurs, je pense que ça n’a plus sa place dans le hockey d’aujourd’hui. Ç’a affecté Thomas et j’ai été obligé de lui dire après la deuxième de rester calme et que même si l’entraîneur adverse te parle, tu ne dois pas perdre ta concentration. Honnêtement, Thomas a agi en capitaine en troisième. Il est resté calme et il est revenu fort», a mentionné Roy.

De son côté, Beausoleil estime que son vis-à-vis aurait réagi de la même façon si les rôles avaient été inversés.

«Caron s’en est pris à notre meilleur marqueur et je lui ai dit de s’en prendre à un joueur de sa grosseur, that’s it. Patrick n’a pas aimé que je parle à son joueur, mais si on s’en prend à son meilleur marqueur, il va réagir de la même façon.»