Crédit : Photo d'archives, AFP

NFL

Mahomes en mission

Publié | Mis à jour

Dans l’ère actuelle, il est devenu pratiquement impossible de remporter le Super Bowl deux années de suite. Personne n’y est parvenu depuis les Patriots de Tom Brady en 2003 et 2004, mais Patrick Mahomes aimerait s’inviter dans la discussion avec les Chiefs.

Mahomes pourrait rejoindre Tom Brady, John Elway, Joe Montana, Terry Bradshaw, Bob Griese et Bart Starr comme seuls quarts-arrière ayant décroché le trophée Vince-Lombardi deux années de suite.

À l’époque actuelle du plafond salarial et des agents libres, les équipes peuvent toutefois se déconstruire plus vite qu’elles ont été construites et il devient difficile de s’imposer.

«C’est difficile de répéter parce que dans cette ligue, il y a une grande parité. Tout le monde peut battre tout le monde à chaque semaine. Tu peux être la pire équipe de l’année et te retrouver au Super Bowl la saison suivante», a rappelé le quart-arrière des Chiefs en visioconférence.

Mahomes est toutefois d’avis que les Chiefs ont abordé leur sacre de l’an dernier avec la bonne mentalité pour relever le défi une deuxième année de suite.

«Plutôt que de savourer la gloire de notre victoire au Super Bowl l’an passé, nous sommes rapidement retournés au travail. Nous avons une belle culture et un bon groupe de leaders dans ce vestiaire. Nous ne sommes pas satisfaits d’une victoire au Super Bowl et nous en voulons toujours plus», a-t-il commenté.

Un fervent admirateur

Mahomes fera face à Brady pour la cinquième fois de sa carrière. Jusqu’ici, chaque quart-arrière revendique deux victoires dans cette série entre celui qui est considéré par plusieurs comme le plus grand de tous les temps et celui qui aspire à le devenir.

«C’est agréable d’entendre de telles choses, mais je réalise à quel point je suis encore loin de ce statut», a souligné Mahomes avec humilité.

Quand Brady disputait son premier Super Bowl en 2001 à l’âge de 24 ans, Mahomes n’était qu’un bambin de six ans. Il a vite appris à s’inspirer de son actuel vis-à-vis en grandissant.

«Si tu es un jeune athlète et que tu n’admires pas un gars comme Tom Brady, tu es carrément fou! Même s’il connaît du succès depuis tout ce temps, il continue de travailler pour devenir meilleur et il n’est jamais satisfait. C’est le genre d’athlète que tu espères devenir», a salué le quart-arrière des Chiefs.

Les Chiefs aux aguets

Après des finales de conférence qui n’ont pas été affectées par la COVID-19, voilà que le virus menace de s’infiltrer chez les Chiefs. Lundi, l’équipe a placé deux joueurs sur la liste du protocole de la COVID, soit le receveur Demarcus Robinson et le centre Daniel Kilgore. Il est à noter, toutefois, que, pour l’instant, il ne s’agit pas de tests positifs, mais d’une mesure préventive parce que les deux coéquipiers auraient été en contact rapproché avec une personne déclarée positive au virus. La situation sera à surveiller dans les prochains jours. Si les tests demeurent négatifs, ils pourront prendre part au Super Bowl dimanche. Dans le cas contraire, ils seraient contraints de demeurer à Kansas City. L’équipe prendra son vol en direction de Tampa vendredi en fin de journée.

Nouvelle réalité

Le Super Bowl en temps de pandémie, c’est aussi une toute nouvelle réalité médiatique. Il y a un an, à Miami, plus de 6000 journalistes bourdonnaient sur place et jouaient du coude pour poser des questions et circuler entre les différents points de presse. Cette année, les médias ne convergent pas vers Tampa comme par les années passées. Sur place ou pas, c’est uniquement via la plate-forme Zoom que se déroulent les entrevues. «Ça nous donne encore plus de temps pour nous préparer, mais ça fait bizarre de ne pas vivre la frénésie de l’an dernier», a souligné le quart-arrière des Chiefs, Patrick Mahomes. L’exercice est de toute évidence plus sécuritaire dans le contexte sanitaire actuel, mais demeure beaucoup plus froid et robotique que les questions en personne.

De bons mots pour Auclair

L’entraîneur de position d’Antony Auclair à Tampa, Rick Christophel, assure que même si l’ailier rapproché n’a pas eu l’occasion de jouer dernièrement, ce n’est certainement pas une question de rendement, mais plutôt de stratégie interne. Celui qui dirige le Beauceron pour une deuxième saison n’a eu que de bons mots à son endroit quand Le Journal lui a parlé du numéro 82. «Il connaît l’attaque du bout des doigts. Il comprend que son rôle est de bloquer à l’extrémité de la ligne offensive, mais que dans les dernières semaines, ce n’est pas un aspect dont nous avons eu besoin. Il continue de travailler à l’entraînement contre notre défensive et il le fait très bien. C’est juste malheureux qu’il n’ait pas eu l’occasion de jouer en séries.»