LHJMQ

Les Remparts l’emportent après un départ canon

Kevin Dubé

Publié | Mis à jour

Patrick Roy voulait un meilleur départ de ses Remparts, dimanche soir, que celui dont il avait été témoin samedi soir contre le Drakkar de Baie-Comeau, et il a obtenu ce qu’il désirait.

Lors d’un deuxième match en deux soirs contre l’équipe de la Côte-Nord dans l’environnement protégé de Rimouski, les Diables rouges ont inscrit quatre buts sans réplique lors des sept premières minutes de jeu du match, en retour vers un gain de 5-2.

Mais ce ne fut pas nécessairement un long fleuve tranquille. Le Drakkar a haussé la pression à partir de la deuxième période et croyait bien avoir réduit l’écart à 4-3 en troisième, mais, après révision vidéo, il a été déterminé que le but d’Elliot Lavoie n’était pas bon puisque le Drakkar était hors-jeu en entrée de zone, quelques secondes auparavant. Nathan Gaucher a ensuite cloué le cercueil du Drakkar, peu de temps après, avec un but en désavantage numérique qui faisait 5-2.

«Ce bond en notre faveur, on va le prendre, a mentionné le gardien Thomas Sigouin à propos du but refusé au Drakkar. Par contre, je n’ai pas senti l’équipe paniquer. On est restés en contrôle de nos émotions, et juste après, on a compté. Ça prouve que malgré qu’on est une équipe jeune, on est matures sur la patinoire.»

Bien que son équipe ait connu un relâchement en deuxième période, l’entraîneur-chef des Remparts, Patrick Roy, se disait plus satisfait de la victoire de dimanche que de celle de samedi.

«On en a jasé après la première période et on ne voulait pas avoir de relâchement. Par contre, c’est plus facile à dire qu’à fait. On s’attendait aussi à ce que le Drakkar sorte plus fort.»

Protéger Ciarlo

Après avoir accordé trois buts sur les quatre premiers tirs des Remparts, le gardien de 16 ans Olivier Ciarlo a été retiré du match au profit de Lucas Fitzpatrick.

«On voulait surtout aider le jeune. Des fois, tu veux les laisser se battre un peu, mais on ne se repliait pas bien et on ne l’aidait pas. Si la situation avait été différente, on aurait peut-être pris une décision différente, mais là, on laissait une vraie autoroute devant le filet», a déploré l’entraîneur-chef du Drakkar, Jean-François Grégoire.

Record, oui et non

Dimanche, on vous disait que Patrick Roy était devenu l’entraîneur comptant le plus de victoires avec une seule équipe dans l’histoire de la LHJMQ, devant Benoit Groulx. C’est ce que les Remparts avaient annoncé après la rencontre et, officiellement, ils ont raison. Mais il y a un mais.

On vous explique : la LHJMQ a décidé, pour quelconque raison, de séparer les statistiques de Groulx réalisées avec les Olympiques de Hull de celles avec la même formation lorsqu’elle a pris le nom d’Olympiques de Gatineau. En combinant ses victoires avec les «deux» concessions, Groulx compte 467 gains ce qui le classe toujours au premier rang de l’histoire. Toutefois, dans les chiffres officiels de la LHJMQ, Roy vient au sommet avec 408 victoires puisque les victoires de Groulx ont été séparées en deux et qu’il a remporté 407 de ses 467 matchs sous le nom d’Olympiques de Gatineau.

Bref, officiellement, selon la LHJMQ, Roy est premier, mais, dans les faits, Groulx détient encore le record.