MLS

Y aura-t-il un lock-out dans la MLS?

Publié | Mis à jour

La Major League Soccer (MLS) a envoyé un mémo à ses équipes et aux membres du personnel afin de leur donner des instructions relatives à un éventuel conflit de travail.

Selon des informations diffusées jeudi par le réseau ESPN, le président et adjoint au commissaire, Mark Abbott, a contacté les clubs de la ligue à quelques heures de l’échéance fixée par la MLS quant à la négociation d’une convention collective revue. Son patron Don Garber avait fixé à minuit (dans la nuit de jeudi à vendredi) la limite pour régler le dossier avec l’Association des joueurs. 

Voyez, à ce sujet, les explications de notre analyste Vincent Destouches à JiC en vidéo principale.

Or, les athlètes de la MLS ont soumis une offre au camp adverse en après-midi. Le tout prévoit que le contrat liant les parties serait valide jusqu’à la fin de la campagne 2026, a-t-on indiqué dans un communiqué. L’Association estime à plus de 200 millions $ les concessions économiques, en tenant compte de l’accord conclu en juin dernier.

Si le circuit décide de mettre ses athlètes en lock-out, il s’agira du premier conflit de travail de son histoire.

«L’échéance du 29 janvier donne suffisamment de temps aux parties concernées – la ligue, les clubs et les joueurs – pour préparer la prochaine saison, a-t-on indiqué dans le texte dont ESPN a obtenu copie. À ce moment-ci, toutefois, nous devons avoir un plan devant la possibilité que la convention soit résiliée et qu’un arrêt des activités survienne. Nous allons préciser aux clubs les règles à suivre durant quelconque arrêt.»

Néanmoins, la MLS garde espoir d’en arriver à un dénouement heureux.

«Nous voulons être clairs : notre volonté est de conclure un accord et d’éviter un conflit. Cependant, nous devons être prêts si jamais nous ne pouvons en venir à un accord. Nous comprenons bien les défis que la COVID-19 a créés au Canada et aux États-Unis, partout dans le monde et au sein de la communauté de la MLS. Même si nous ne sommes pas obligés de le faire, dans le cas d’un arrêt de travail, nous continuerons d’offrir l’assurance-santé et de payer les soins des joueurs et de leur famille.»

Impasse 

La ligue avait invoqué la clause de force majeure prévue au contrat de travail le 29 décembre. Utilisée dans un cas de catastrophe économique, celle-ci contraint les parties à s’entendre sur des amendements à l’intérieur d’une fenêtre de 30 jours.

Tel que mentionné par le journaliste Dave Lévesque, du «Journal de Montréal» mardi, le clan des joueurs a rejeté une proposition de la MLS en soumettant une contre-offre, vendredi. La MLS prévoyait ainsi dans son offre que les athlètes toucheront 100 % de leur salaire en 2021, tout en leur demandant de prolonger le contrat de travail de deux ans.

Les deux parties se sont entendues sur une nouvelle entente peu de temps avant le début de la saison 2020, mais la pandémie a compliqué la suite. L’entente doit se terminer en janvier 2025 et la MLS exige donc qu’elle se prolonge jusqu’en janvier 2027.

En raison de la pandémie, la MLS a encaissé des pertes importantes. En 2020, elle a perdu près de 1 milliard $ selon ses dires, dont 725 millions $ reliés directement à la crise.

En principe, les camps d’entraînement doivent commencer le 22 février et le jour 1 du calendrier régulier est le 3 avril.