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Éric Dubois remet en question l'approche de Tortorella

Publié | Mis à jour

Le père de Pierre-Luc Dubois, Éric, semble passablement déçu de la façon dont John Tortorella a géré la demande de transaction de son fils. 

Celui qui occupe les fonctions d’entraîneur adjoint au sein du club-école des Jets de Winnipeg s’explique mal que le pilote des Blue Jackets de Columbus ait commenté le dossier sur la place publique.      

Aux dires d’Éric, le directeur général Jarmo Kekalainen avait convenu avec Pierre-Luc de garder la situation confidentielle, et ce, même si un échange ne survenait qu’au prochain repêchage. 

«Une journée ou deux avant le camp, pouf, ça devient public, a déploré le père de l'attaquant. Et l’entraîneur en parle en même temps dans les médias. Là, woah, Pierre-Luc devait jongler avec une patate chaude. Ce n’est jamais évident pour un jeune de dealer avec ces situations-là. Premier meeting dans la chambre, il est obligé d’en parler avec ses coéquipiers.» 

D’ailleurs, Éric Dubois a fait remarquer que les Jets ont opté pour une approche différente avec Patrik Laine, un joueur qui désirait également changer d’adresse. 

«Si je regarde les deux organisations, Laine a aussi demandé un échange, mais les Jets n’en ont jamais parlé, a-t-il mentionné. On n’a jamais amené le sujet sur la place publique. On a décidé de garder ça à l’interne et d’y aller un jour à la fois. 

«L’objectif avec Jarmo, c’était ça. Bon, je ne suis pas sûr que le DG et l’entraîneur se sont consultés sur la stratégie à utiliser. C’est sûr que ça n’a pas aidé la cause.»

Il a également été question de la fameuse présence nonchalante de Pierre-Luc lors de son dernier match avec les Blue Jackets, en première période, face au Lightning de Tampa Bay. Une présence qui a valu au joueur de centre d’être cloué au banc pour le reste de la rencontre.

«Lors de ses deux premières présences, il avait créé deux belles chances de marquer, a rappelé Éric Dubois. Et durant cette présence-là, il ne s’est pas passé grand-chose. Je commençais à voir sa frustration dans son langage corporel. C’est la première chose dont on a parlé après le match.

«Mais on a souvent des mauvaises présences au cours d’un match et, ce qui compte, c’est souvent comment tu te reprends. Lui, il n’a pas eu l’occasion de se reprendre du tout. Ça avait l’air planifié aussi. On le voyait de plus en plus dans les médias que ça s’en venait.» 

Au final, Éric Dubois se réjouit du dénouement des choses. Son fils, qui aboutit dans la même organisation que lui, est soulagé. 

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.