Crédit : Photo d'archives, Martin Chevalier

Canadiens de Montréal

«C’est un joueur qu’on aime beaucoup»

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Amorcer son parcours dans le hockey professionnel en 2020-2021 n’est pas de tout repos. C’est ce que vit le Québécois Rafaël Harvey-Pinard avec le Rocket de Laval présentement.

Une saison écourtée, toujours les mêmes trois adversaires et moins de temps pour s’adapter au niveau de la Ligue américaine de hockey, c’est ce qui attend l’attaquant de 22 ans.

Et pourtant, cela ne semble pas faire un pli à Harvey-Pinard.

«Je suis juste content que nous ayons une saison, a-t-il dit lundi, après l’entraînement du Rocket. Cela faisait longtemps que je n’avais pas joué au hockey. Peu importe contre qui ou combien de matchs nous allons jouer, c’est juste important de pouvoir jouer. J’ai hâte que ça commence.»

Tout sourire, le natif de Jonquière n’a l’intention de chômer cette saison.

«Ce sera une année pour prendre de l’expérience et m’adapter. Je vais devoir m’améliorer tous les jours», a exprimé l’ailier gauche.

«Depuis le début du camp, j’ai remarqué qu’on a beaucoup moins de temps pour effectuer nos jeux. C’est sûr que je dois aussi travailler sur ça dans les prochains jours et mois.»

De l’aide des vétérans

Avec le Rocket, Harvey-Pinard peut compter sur l’aide de joueurs plus expérimentés, dont ses compatriotes Alex Belzile et Yannick Veilleux.

«Je suis un Québécois et ils le sont également. Ils me parlent beaucoup et cela m’aide grandement à m’adapter à ce nouvel environnement», a affirmé avec reconnaissance le choix de septième ronde (201e au total) du CH en 2019.

«Je ne suis pas nécessairement excellent en anglais. Si j’ai des questions, je vais les voir. Cela leur fait toujours plaisir de me répondre. À l’extérieur de la glace, ça m’aide beaucoup. Même sur la patinoire, si je comprends moins bien un exercice, eux l’ont déjà fait. Ça va vite. Je ne me gêne pas pour les questionner et ils sont toujours là pour nous les recrues.»

Cette situation fait bien plaisir à l’entraîneur-chef Joël Bouchard, qui avait demandé à ses vétérans d’être généreux avec les nouveaux venus.

«Ce sont de super bons gars qui respectent les jeunes qui arrivent. Si nous regardons le cheminement de Veilleux et de Belzile, ça n’a pas été facile. Ce sont des joueurs qui ont passé par la ECHL et qui ont travaillé. Je pense qu’il apprécie la besogne qu’abat le jeune homme», a indiqué le pilote du club-école du Tricolore.

Un joueur qui cadre

Bouchard s’est d’ailleurs fait très élogieux à l’endroit de Harvey-Pinard.

«Rafaël, c’est un joueur qu’on aime beaucoup», a-t-il dit en ajoutant que le jeune homme l’a impressionné par son implication sociale et ses réussites scolaires lors de son parcours dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

«C’est un joueur qui cadre dans la nouvelle attitude dont Marc [Bergevin] parlait il y a quelques années, a poursuivi Bouchard. Il le sait qu’il ne faut pas que ça change et je vais m’assurer que ça continue. Dans son cas, je ne suis pas inquiet. C’est un passionné. C’est le genre de gars qui pousse les autres à être meilleurs. Son adaptation se fait bien et il a de bonnes habitudes de travail. [...] J’ai beaucoup de respect pour l’individu et je vais le pousser tous les jours.»