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John Tortorella est un fin renard

John Tortorella est un fin renard

Renaud Lavoie

Publié 24 janvier
Mis à jour 24 janvier

John Tortorella voyait bien que son patron Jarmo Kekalainen hésitait à échanger Pierre-Luc Dubois parce qu’il n’avait pas exactement ce qu’il souhaitait en retour. 

Jeudi soir, lorsque l’entraîneur-chef des Blue Jackets a décidé de clouer son joueur de centre au banc, il savait parfaitement la réaction que ça allait créer. 

Dès le lendemain, Kekalainen s’est mis à rappeler les équipes qui avaient un intérêt pour Dubois afin de conclure la transaction le jour même. 

La réalité, c’est que le directeur général des Blue Jackets aurait pu effectuer cette transaction avec les Jets bien avant, mais il souhaitait mettre la main sur de jeunes joueurs de très grandes qualités, comme Nick Suzuki par exemple. C’est pourquoi il prenait son temps. 

Pas besoin de vous dire que la grande majorité des directeurs généraux ont écouté les demandes de Kekalainen, mais personne n’a voulu embarqué dans son jeu parce que même si Pierre-Luc Dubois est un joueur de centre dominant, laissé partir des jeunes joueurs d’avenir de grande qualité en retour faisait très peu de sens.

Mais devant l’urgence de la situation, il fallait que le cirque prenne fin rapidement et c’est pourquoi le marché avec les Jets s’est conclu vendredi. La transaction n’a été annoncée que le lendemain parce que la formation de Winnipeg voulait s’assurer que le contrat de Dubois était assurable. 

Maintenant Pierre-Luc Dubois fait sa quarantaine à Winnipeg et à moins d’une modification des règles sanitaires du gouvernement canadien, il ratera un total de sept rencontres des Jets.

Pour ce qui est de l’intérêt des Canadiens, il est évident qu’il y en avait un alors qu’en 2016, Marc Bergevin avait conclu une entente avec les Oilers pour obtenir leur choix de première ronde si Pierre-Luc Dubois était encore disponible. 

Les Blue Jackets ont contré les plans du directeur général des Canadiens à l’époque qui détenait le neuvième choix de la première ronde et il a mis la main sur Mikhaïl Sergachev, un joueur que Peter Chiareli (DG des Oilers à l’époque) aimait beaucoup.

 

Mais revenons à aujourd’hui. 

Les demandes des Blue Jackets touchaient les jeunes joueurs des Canadiens, donc il n’y avait pas de ‘match’ possible.

Marc Bergevin a d’ailleurs pu prendre la décision de ne pas céder aux demandes de son homologue à Columbus la tête claire, alors que sa formation connaît un début de saison extraordinaire. 

Maintenant John Tortorella aura un marqueur naturel en Patrik Laine et il va travailler avec lui pour en faire un joueur plus complet. Et pour ceux qui pensent que ce mariage ne fonctionnera pas, c’est très mal connaître l’entraîneur des Blue Jackets.