Eskimos c. Alouettes

Crédit : Photo d'archives, Martin Chevalier

Alouettes de Montréal

Vivement des spectateurs!

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Même si la pandémie continue de faire des ravages au Québec, les dirigeants des Alouettes préparent déjà la prochaine saison de leur formation. Cependant, plusieurs questions demeurent sans réponse pour le moment.

Le directeur général Danny Maciocia poursuit son magasinage pour mettre une équipe compétitive sur le terrain. Mercredi, les Alouettes ont annoncé sept ententes avec des joueurs canadiens, dont les Québécois Jean-Samuel Blanc et Félix Faubert-Lussier.

Les opérations football se déroulent comme d’habitude ou presque. Malgré une équipe réduite, c’est la même situation qui prévaut au deuxième étage avec le président Mario Cecchini.

Le mois prochain, il doit rencontrer le directeur qui est responsable de l’expérience des amateurs au Stade Percival-Molson lors des matchs. Avec lui, Cecchini discutera des spectacles de la mi-temps, mais aussi de l’organisation du stade.

«Notre objectif est de disputer nos matchs avec des spectateurs, a confirmé Cecchini au Journal de Montréal. Avant de penser à cette avenue, on va suivre l’évolution de la pandémie dans les prochains mois.»

Stade extérieur

Pour le moment, il n’a pas encore fait de scénarios avec 25, 50, 75 ou même 100 % de la capacité assise du Stade Percival-Molson. Au printemps dernier, on avait évoqué que les Alouettes auraient pu accueillir entre 6500 et 7000 à leur domicile en respectant la distanciation sociale.

«La clé dans notre dossier, qui sera remis à la Santé publique, est notre stade extérieur, a précisé Cecchini. D’ailleurs, c’est le cas de huit de neuf équipes de notre circuit.»

«Plusieurs choses peuvent se passer dans les prochains mois. On verra aussi quel sera le pourcentage de la population qui sera vaccinée ici et dans le reste du Canada.»

Le président précise que la communication est ouverte avec la Santé publique du Québec et les instances gouvernementales.

«On a une bonne ligne de communication avec eux. On est prêts à partager des informations avec les autres organisations comme le CF Montréal. Par contre, je ne crois pas qu’on a besoin de faire front commun avec eux pour se faire entendre à la Santé publique.»

Dans les prochaines semaines, Cecchini planchera sur un protocole de retour au jeu pour satisfaire Horacio Arruda et son équipe. Les autres équipes de la LCF feront la même chose avec leur province respective.

Il n’est pas exclu que le commissaire Randy Ambrosie doive également soumettre un protocole détaillé à Santé Canada. Bref, il y a encore beaucoup de travail à faire avant le coup d’envoi de la saison 2021 qui est prévu pour le 10 juin.

Des spectateurs cruciaux

Le plan de Cecchini n’est pas déconnecté de la réalité. Loin de là. Si le baseball majeur, la NFL, la NBA et la LNH sont capables de disputer des matchs à huis clos, la Ligue canadienne de football ne vit pas dans la même réalité économique.

Le montant de ses droits télévisuels est très loin de ceux des quatre ligues professionnelles majeures. Celles-ci ont tout de même perdu des centaines de millions dans la dernière année malgré leurs généreux contrats de télévision. Pour la LCF, l’option des matchs à huis clos n’est pas réaliste à moins de vouloir mettre la pérennité de la ligue en péril.

D’ailleurs, selon nos informations, c’est la dernière option envisagée par les propriétaires de la LCF. Ils sont bien conscients qu’ils se dirigeraient vers des pertes encore plus importantes qu’en 2020. Ils ne veulent pas revivre le même cauchemar.

Pour assurer une certaine rentabilité de leurs opérations, ils ont besoin des revenus de la billetterie et de leurs concessions à l’intérieur des stades. Ils sont cruciaux dans leurs budgets.

La situation de la pandémie sera encore un élément important dans la prise de décision des dirigeants. Est-ce qu’on assistera à un autre report des camps d’entraînement et de la saison régulière? Pas impossible.

Pour le moment, Mario Cecchini ne pense pas aux scénarios pessimistes. Il concentre plutôt ses efforts à bâtir son argumentaire pour convaincre la Santé publique dans les prochaines semaines.