Crédit : Photo d'archives, Martin Chevalier

LNH

Alexis Lafrenière prêt à contribuer

Publié | Mis à jour

Alexis Lafrenière fera ses débuts dans la Ligue nationale de hockey (LNH), jeudi soir, face aux Islanders de New York. Afin d’assurer une transition et de ne pas le jeter dans la gueule du loup dès le départ, les Rangers l’emploieront au sein du troisième trio de l’équipe, mais le premier choix au total du dernier repêchage entend avoir un impact, peu importe où on l’utilisera.

Lafrenière s’entraîne à la gauche de Filip Chytil et de Julien Gauthier depuis le début du camp d’entraînement et c’est au sein de cette unité qu’il devrait affronter les Islanders, au Madison Square Garden. Le Québécois devrait aussi être utilisé au sein de l’une des deux unités en avantage numérique.

Chose certaine, l’attaquant de 19 ans se retrouve dans une situation un peu différente de celles qu’il a vécues tout au long de sa carrière : il ne sera pas la pierre angulaire de sa formation.

«Je pense que je peux quand même avoir un impact quand je suis sur la glace. Je suis un joueur qui va continuer de travailler peu importe où je suis dans la formation. Je peux quand même créer de l’offensive et je vais rester dans ce que je suis capable de bien faire. C’est toujours comme ça que j’ai joué et on espère que le match de demain [jeudi soir] se passera bien», a-t-il mentionné mercredi, avouant se sentir nerveux à l’approche de son baptême du feu.

Bonne chimie

Avec Chytil et Gauthier, Lafrenière se retrouvera au sein d’un trio qui fera assurément baisser la moyenne d'âge - déjà basse - des Rangers. Premier choix de l’équipe en 2017, Chytil, 21 ans, en sera à sa troisième saison complète avec les Rangers, tandis que Gauthier, 23 ans, tente de s’implanter comme régulier pour la première fois de sa carrière. Il avait été échangé aux Rangers l’an dernier après avoir passé les trois premières saisons de sa carrière dans l’organisation des Hurricanes de la Caroline.

«On s’améliore depuis le jour 1 et on essaie d’apprendre à bien jouer ensemble, a mentionné Lafrenière à propos de ses partenaires de trio. Ce sont deux joueurs qui travaillent fort et qui patinent. C’est plaisant de jouer avec eux, puisqu’ils travaillent toujours pour récupérer des rondelles.»

De plus, l’ailier gauche ne cache pas que de se retrouver avec un compatriote québécois n’est pas un désavantage.

«Chaque fois qu’on est entre Québécois, on se respecte. C’est agréable d’avoir quelqu’un qui parle français. On peut s’aider. Les deux, on a joué junior donc on a le même parcours.»

Sans préparation

Contrairement à la plupart des recrues avant lui, Lafrenière fera ses débuts dans des circonstances particulières, puisqu’il n’a pas eu la chance de disputer une partie préparatoire avant le début de la saison.

Son coéquipier Chris Kreider a vécu une situation similaire, lors de la saison 2011-2012, quand il avait fait ses débuts dans la LNH, en séries, tout juste après avoir terminé sa carrière universitaire.

«C’était une situation un peu différente, a tempéré Kreider. Alexis est 1000 fois le joueur que j’étais à son âge. À 19 ans, j’en avais plein les bras au niveau universitaire, alors que lui sera une partie importante de notre équipe. J’ai fait mes débuts dans la LNH à 20 ou 21 ans, après avoir passé trois ans au niveau universitaire à me préparer dans le gymnase pour ce jour. Cette année, ce sera comme tenter d’embarquer dans un train en marche pour tout le monde, pas juste lui. Par contre, de ce que j’ai vu, je ne crois pas que ce sera un problème pour Alexis.»

Avec Miller

D’ailleurs, fini l’hôtel pour le nouveau membre des Rangers. Il est récemment emménagé dans un appartement situé à une quinzaine de minutes du complexe d’entraînement des Rangers, à Tarrytown, en compagnie de son coéquipier K’Andre Miller.

Les deux recrues ont fait connaissance en début de saison, puisqu’elles avaient été placées au sein de la même famille de pension avant le camp.

«On a créé une belle chimie et on a décidé d’habiter ensemble. Je pense que c’est vraiment une bonne personne et je suis content d’habiter avec lui.»