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Crédit : Ben Pelosse / JdeM

Canadiens de Montréal

Perry et Frolik restent; l'équipe complète dévoilée

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Cette fois, Marc Bergevin a gagné son pari. Contrairement à Noah Juulsen 24 heures plus tôt, aucune des 30 autres équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH) n’a réclamé Corey Perry. Pas plus que Michael Frolik.

«On est allé chercher ces deux joueurs pour se donner de la profondeur. C’est certain que de pouvoir les garder, c’est un plus pour notre groupe», a déclaré Claude Julien.

Comme prévu, les deux vétérans ont rejoint l’équipe de réserve («taxi squad»). Cela implique qu’ils ne revêtiront pas leur uniforme de façon régulière. Toutefois, ils s’entraîneront et voyageront en compagnie du groupe principal.

«Corey amène une présence importante dans le vestiaire. Il a gagné la coupe Stanley et plusieurs honneurs individuels. C’est un joueur d'élite depuis de nombreuses années, a indiqué Ben Chiarot. Même chose pour Michael. C’est un gagnant de la coupe Stanley et un bourreau de travail, que ce soit dans le gymnase ou sur la patinoire.»

Ouellet avec le Rocket

Le groupe de réserve est complété par Ryan Poehling, Cale Fleury et Charlie Lindgren.

C’est donc dire que Xavier Ouellet se rapportera au Rocket de Laval, dont le camp d’entraînement devrait s’amorcer à la fin du mois. Idem pour Jordan Weal.

«Fleury a connu un bon camp. On veut lui donner de l’expérience. Même chose pour Poehling. Mais le "taxi squad", c’est quelque chose qui peut changer. Si ces joueurs-là ne font pas partie de notre formation, et que la Ligue américaine reprend, on considérera la possibilité de les retourner avec le Rocket pour qu’ils puissent jouer», a expliqué l’entraîneur du Canadien.

«Xavier est un excellent défenseur, un bon vétéran. Il peut revenir dans notre bulle et faire partie de notre groupe, a-t-il ajouté. ll a toujours gardé une bonne attitude. Pour l’instant, il sera un leader dans ce groupe», a-t-il ajouté.

Plafond respecté

La formation officielle du Canadien compte donc 21 joueurs, le seul substitut de l’équipe étant le défenseur Victor Mete.

Ces derniers mouvements de personnel permettent au Canadien de se conformer au plafond salarial de 81,5 millions $. Selon le site capfriendly.com, spécialiste en la matière, la masse salariale du Tricolore se situe à 80,8 millions $, à 700 000 $ de la limite permise.

Ce montant inclut le coût de rachat du contrat de Karl Alzner (3,958 millions $) et l’empreinte de 325 000 $ du pacte de Weal (tout ce qui excède 1,075 M$ doit être appliqué sur la masse salariale lorsqu’un joueur est placé dans l’équipe de réserve ou est envoyé dans la Ligue américaine. Le salaire de Weal est de 1,4 million $.)

D’ailleurs, puisque chacun des cinq membres de l’équipe de réserve touche un salaire inférieur à 1, 075 million $, leur empreinte dans la masse salariale est nulle. Voilà où le fait d’embaucher Perry et Frolik à rabais (750 000 $ chacun) devient payant pour Bergevin.

Une stratégie qui lui donne également plus de latitude dans son plan de présenter une formation de 21 joueurs (au lieu de 23) tout en en ayant cinq autres à portée de main.