Canadiens de Montréal

«C'est vraiment le dernier de mes soucis» - Caufield

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Cole Caufield a toujours eu la réputation d’un marqueur né. C’est son pain et son beurre. À 5 pi 7 po et 165 lb, il tracera son chemin vers la LNH selon sa capacité à déjouer les gardiens adverses, pas pour ses mises en échec ou son jeu en infériorité numérique.

Caufield est conscient de cette réalité. Il sait qu’on jugera toujours de sa valeur selon ses buts et ses passes.   

Mardi dernier, le choix de premier tour du Canadien au repêchage de 2019 a vécu un moment d’extase. À sa deuxième participation au Championnat du monde junior, il a placé pour une première fois la médaille d’or autour de son cou.

«Je ne suis pas encore descendu de mon nuage, a dit Caufield lors d’une visioconférence, vendredi, après un entraînement avec les Badgers du Wisconsin. Il n’y a pas de meilleur sentiment. J’ai gagné le Mondial junior avec plusieurs bons amis, plusieurs anciens coéquipiers du programme américain des moins de 18 ans.»

Un esprit collectif   

En finale, les États-Unis ont blanchi le Canada 2 à 0. Trevor Zegras a transporté l’attaque des Américains sur ses épaules avec un but et une passe dans cette rencontre ultime. Zegras, un choix de premier tour (9e) des Ducks d’Anaheim en 2019, a terminé le tournoi avec une ahurissante production de 18 points (7 buts, 11 passes) en 7 matchs. Il était le meilleur joueur des États-Unis par un kilomètre ou deux.

Caufield, quant à lui, a présenté des statistiques plus modestes. En sept matchs, l’ailier droit a récolté cinq points (2 buts, 3 passes). Dans le match pour l’or contre le Canada, il a terminé avec deux tirs contre le gardien Devon Levi et un temps de jeu de 16 min 22 s. En demi-finale contre la Finlande, il avait obtenu une passe, décoché trois tirs et passé un peu plus de 17 minutes sur la glace dans un gain de 4 à 3.

Utilisé à l’aile droite du deuxième trio avec Matthew Beniers, un potentiel choix de premier tour pour le repêchage de 2021, et Matthew Boldy (choix de premier tour du Wild en 2019), Caufield a connu un tournoi honnête sans être dominant. Mais quand on lui demande d’en faire un bilan, il insiste sur l’aspect le plus important, la victoire.

«Je crois que c’était bien comme production, a répliqué Caufield. Tu ne peux pas réellement te plaindre quand tu gagnes la médaille d’or. On s’attarde toujours sur les chiffres, mais en ce moment c’est vraiment le dernier de mes soucis. Nous venons juste de remporter l’or. Je sais que des gens de l’extérieur peuvent être déçus, mais ça revient surtout à la victoire. Il y a juste une équipe gagnante à la fin du tournoi et c’est nous, les États-Unis. Je ne peux pas être plus heureux.»

Caufield est catégorique. Cette expérience dans la bulle à Edmonton a fait de lui un meilleur joueur.

«J’ai appris beaucoup de cette expérience, a-t-il dit. Sur papier, nous n’avions pas une équipe aussi puissante que le Canada. Nous avons joué de la bonne façon, nous avons respecté notre plan. Nous avions un bon jeu d’ensemble, nous revenions dans notre territoire et nous supportions nos coéquipiers. Nous étions forts sur la rondelle, nous limitions les revirements.»

«Je retiens aussi notre niveau de compétition. Nous avons réussi à jouer notre meilleur match au meilleur moment. C’est un signe de caractère. Pour le match de la médaille d’or, nous avons chacun joué notre rôle. Nous avons offert une performance pratiquement parfaite comme équipe. Nous avons battu l’une des meilleures équipes de l’histoire du Canada au Mondial junior. C’est un bon sentiment.»

Contre Guhle   

Trois jours après sa conquête de l’or en sol albertain, Caufield était de retour sur la glace à Madison au Wisconsin. Il se préparait pour un retour à la compétition dans la NCAA avec deux matchs au cours de la fin de semaine contre les Gophers de l’Université du Minnesota.

Avec les Badgers, Caufield a renoué avec Dylan Holloway, un attaquant de l’équipe canadienne. Dans sa rencontre avec des médias du Wisconsin et du Québec, Caufield a également parlé de Kaiden Guhle, le premier choix du CH au dernier repêchage.

«Il est très gros, il a une présence à la ligne bleue, a mentionné Caufield. Je l’avais regardé jouer avant la finale. Il est calme, il est confiant et il est fort. Il deviendra un bon défenseur.»

Un jour, Caufield et Guhle partageront le même vestiaire à Montréal. Et ils auront le temps de reparler de cette finale du 5 janvier 2021 à Edmonton entre les États-Unis et le Canada.