Un tournoi qui a bien failli ne jamais avoir lieu

Kevin Dubé
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La Fédération internationale de hockey sur glace (FIHG) et Hockey Canada le reconnaissent: ils ont eu peur à plusieurs occasions que le Championnat mondial de hockey junior ne puisse se conclure.
Malgré plusieurs embûches, notamment en début de compétition, le match de la médaille d’or sera finalement joué, mardi soir, entre le Canada et les États-Unis. Au final, aucun match de la compétition n’a dû être annulé ou reporté malgré le fait que deux formations sur 10 aient été touchées par des cas de COVID-19 à l’intérieur de la bulle, soit la Suède et l’Allemagne.
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Les Allemands ont d’ailleurs été les plus touchés, eux qui ont dû composer avec l’imposition d’une quarantaine à neuf de leurs joueurs en début de compétition après qu’ils eurent reçu des tests positifs au coronavirus. À la suite d’un début chaotique, la troupe allemande et son capitaine Tim Stützle sont parvenus à atteindre la ronde des quarts de finale, une première dans l’histoire du pays.
Outre cette tempête en début de compétition, aucun autre cas n’a été répertorié par la suite. Toutefois, elle a forcé les organisateurs à envisager la possibilité d’annuler tout simplement le Mondial junior 2020.
«En toute honnêteté, oui, on y a pensé, a révélé le chef de la direction de Hockey Canada, Tom Renney. Sans l’aide [du président et chef de la direction de Hockey Canada] Scott Smith et de son expérience, je ne sais pas si on ressentirait le soulagement qu’on ressent aujourd’hui. Il n’y a pas de manuel qui explique comment composer avec une pandémie mondiale.»
Même son de cloche du côté de la FIHG. Les nombreux cas chez les Allemands en début de compétition ont ébranlé les colonnes du temple.
«Est-ce qu’on a peur? Tout le temps, a renchéri le membre du conseil de la FIHG, Luc Tardif, dépêché à Edmonton. À partir du 26 septembre, on est passé par des hauts et des bas.»
«On a eu peur jusqu’au dernier moment avec l’épisode de l’Allemagne. Mais il faut souligner l’état d’esprit des Allemands parce qu’il y avait de quoi se décourager. On imposait des règles et des quarantaines à des joueurs. Ce n’était pas des dispositions faciles, mais ils ont totalement joué le jeu et respecté ces contraintes en continuant de se concentrer sur la possibilité d’aller en quart de finale. Et ils l’ont fait. C’est une belle histoire.»
D'autres bulles?
Pour l’instant, le Championnat mondial des moins de 18 ans ainsi que le Championnat mondial de hockey féminin, prévus au mois d’avril, n’ont pas été annulés.
«USA Hockey a pu voir de l’intérieur ce qui a été fait ici et notre intention est de tenir le Championnat mondial des moins de 18 ans. C’est pourquoi nous ne l’avons pas annulé», a mentionné Tardif à propos du tournoi prévu à Plymouth et Ann Arbor du 15 au 25 avril prochain.
Même chose pour le Championnat mondial féminin, prévu à Truro et Halifax du 7 au 17 avril.
«Nous allons tout faire en notre possible pour que ce tournoi ait lieu à Halifax», a-t-il ajouté.
Fasel va bien
D’ailleurs, René Fasel n’a pas pu être présent à Edmonton cette année. Le président de la FIHG avait contracté la COVID-19 quelques jours avant l’entrée officielle des équipes dans la bulle d’Edmonton. Mardi, il a assuré qu’il va mieux.
«Je vais bien. Je suis à 99 %, je dirais. Je ne pourrais pas courir le marathon de New York ou arbitrer un match de hockey, mais ça va bien!»