Canadiens de Montréal

Gallagher et les autres détestables

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 «Je suis heureux de ne pas jouer dans la division canadienne. Quand je pense à la formation du Canadien, je sais que ce ne sera pas agréable de jouer contre Brendan Gallagher, Josh Anderson et Corey Perry. Il y a des défenseurs qui auront mal un peu partout et des gardiens qui perdront patience.»

Blake Comeau, des Stars de Dallas, a offert cette réflexion en analysant le franc droit du Canadien. Le 28 décembre dernier, Comeau avait retourné l’appel du Journal pour décrire l’acquisition de Perry par le CH. L’ailier droit des Stars est un bon ami de Perry, mais aussi de Gallagher qu’il côtoie l’été en Colombie-Britannique.

 «J’ai réellement aimé les acquisitions de Marc Bergevin, a dit Comeau. Ils ont ajouté du poids, de la robustesse, mais aussi beaucoup de caractère et des joueurs hargneux. Je crois que le CH sera une équipe dangereuse cette année.»

Gallagher gardera la même identité. À 28 ans et à sa neuvième saison avec le Canadien, le petit ailier droit restera toujours aussi détestable dans le bon sens du mot. Il marquera sa part de buts, il se salira le nez dans les coins de patinoire et il narguera encore ses rivaux avec son sourire espiègle.

Plus que jamais, Gallagher aura maintenant la possibilité de partager le rôle du vilain au sein de l’équipe. Anderson et Perry, quand il sera de la formation, pourront aussi prendre le flambeau.

«C’est le but, nous voulons toujours que ce soit difficile de jouer contre nous, a mentionné Gallagher. Nous ne serons pas les trois seuls joueurs à tenir ce rôle, c’est une responsabilité qui reviendra à tout le monde. Si nous le faisons, nous aurons du succès. Je crois que ce sera agréable à voir.»

Perry en bleu poudre

À son premier entraînement avec le Tricolore, Perry portait un chandail bleu poudre, une couleur réservée aux membres du cinquième trio. L’ailier de 35 ans se retrouvait à l’aile droite de Ryan Poehling et de Michael Frolik. Perry a toutefois obtenu des présences sur la deuxième vague en supériorité numérique, alternant avec Josh Anderson.

Claude Julien a encore une fois dit qu’il n’avait pas défini le rôle de Perry au sein de son équipe. Marc Bergevin ne lui a toutefois pas offert un contrat d’un an et de 750 000$ par simple hasard. Perry finira par trouver une place au sein de la formation.

Pour l’instant, Gallagher, Anderson, Joel Armia et Artturi Lehkonen sont les quatre premiers ailiers droits. Perry pourrait toutefois déloger un Paul Byron (ailier gauche du 4e trio) ou un Armia pour se faufiler parmi le groupe des douze partants.

À l’image des Shea Weber et Carey Price, Gallagher avait de bons mots au sujet de Perry. Il a déjà remporté la médaille d’or avec l’ancien des Ducks et des Stars au Championnat du monde de 2016 à Moscou.

«Corey était notre capitaine au Championnat du monde avec l’équipe canadienne. C’est mon moment favori avec lui. Mais j’ai aussi eu des moments moins agréables en l’affrontant. Il travaille fort, il sera bon pour ses coéquipiers. Quand tu le regardes, tu peux apprendre de lui. J’aime le regarder près du filet, il a plusieurs trucs pour bien se positionner. Je crois qu’il deviendra un morceau important de l’équipe.»

Des attentes

Gallagher s’est aussi dit optimiste de voir le Canadien s’établir comme l’une des bonnes équipes de sa division.

«J’ai ce sentiment à tous les camps. Je crois toujours en notre groupe. Mais quand tu regardes notre équipe, c’est excitant. Nous avons acquis des pièces importantes. J’ai maintenant hâte de voir où les joueurs se placeront. Comme groupe, nous avons un beau potentiel. Ce sera à nous de répondre aux attentes.» 

Joel Armia    

Claude Julien