Canadiens de Montréal

Carey Price croit en ce groupe

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Carey Price a souvent réitéré dans le passé son désir de jouer pour une équipe gagnante. À 33 ans, l’homme aux grosses jambières sait que le temps commence à devenir un enjeu.

Le 10 avril 2019, lors du bilan d’une deuxième année d’affilée sans participer aux séries, Price avait fait la déclaration suivante aux journalistes quand un collègue lui avait demandé ce qu’il dirait à un joueur autonome pour le convaincre de venir à Montréal. Voyez son point de presse dans la vidéo ci-dessus. 

«Je lui dirai que ma fenêtre d’opportunité se referme et que, par conséquent, plus que jamais, je veux gagner.»

Le gardien originaire d’Anahim Lake lançait un message à son directeur général même sans prononcer son nom. Il espérait du renfort. Cette aide n’est jamais arrivée pour la saison suivante, soit 2019-2020.

Sans la pandémie de la COVID-19, le CH aurait manqué les séries pour une troisième année d’affilée. Price aurait manifesté encore une fois son impatience. Mais avec la résurrection de l’équipe dans la bulle à Toronto, ponctuée par une victoire au tour des qualifications contre les Penguins et une défaite honorable en six matchs contre les Flyers au premier tour des séries, le Canadien a redoré son image.

Pour Bergevin, il était aussi le temps de passer à l’action. Depuis l’élimination face aux Flyers, le DG a offert des armes supplémentaires à Claude Julien avec les acquisitions de Jake Allen, Joel Edmundson, Josh Anderson, Tyler Toffoli, Corey Perry et Michael Frolik.

Une équipe sérieuse   

À sa sortie d’un premier entraînement, Price avait bonne mine lors d’une visioconférence. Questionné à savoir s’il considérait maintenant le CH comme une équipe avec le potentiel pour devenir une formation gagnante, il n’a pas hésité une seule seconde.

«Absolument, a répliqué Price. On a fait de bons ajouts. Les gars ont aussi fait des progrès grâce à notre présence dans la bulle. J’ai hâte à cette prochaine saison.»

«Nous avons une formation compétitive, a-t-il poursuivi. Notre défi sera de trouver une cohésion comme équipe. Mais nous avons clairement fait un pas dans la bonne direction cet été. Nous étions très constants dans la bulle. Nous respections bien le système et tout le monde faisait son travail. C’est la recette du succès. J’espère qu’on le fera toute la saison.»

Price a insisté sur l’expérience. Une notion qui se retrouvait assurément dans les critères de Bergevin. Edmundson, Allen, Perry et Frolik sont tous d’anciens gagnants de la coupe Stanley.

«On a de l’expérience et ça ne s’achète pas», a-t-il rappelé.

Un partage plus grand   

Price risque de jouer la tête plus en paix cette saison. À la ligne bleue, le Tricolore misera sur de gros défenseurs avec les Shea Weber (6’4, 229 lb), Ben Chiarot (6’3, 234 lb), Jeff Petry (6’3, 208 lb) et Edmundson (6’4, 227 lb). À ce quatuor, il faut aussi ajouter Alexander Romanov (6’0, 208 lb) un défenseur qui aime bien le jeu robuste et Brett Kulak (6’1, 192 lb) qui n’a rien d’une personne de petite taille.

«Oui, ça fera mal devant mon filet, a dit Price. On sera plus gros. J’ai hâte de travailler avec ces gars-là.»

Price découvrira aussi un autre complice important en Jake Allen. Avec un bon gardien substitut, le numéro 31 aura l’occasion de se reposer plus souvent. Un phénomène qu’il n’a pas souvent connu depuis ses débuts dans la Ligue nationale (LNH).

Sans parler d’un partage à 50-50, Price s’attend à regarder plus de matchs au bout du banc.

«C’est assurément la tendance de partager la tâche entre les gardiens dans la LNH, a-t-il mentionné. Avec notre calendrier, je ne doute pas que plusieurs équipes le feront. Je n’ai jamais aimé donner le filet, mais ça semble être une formule gagnante.»

La formule devient plus gagnante quand le numéro 2 a pour nom Allen que Keith Kinkaid ou Antti Niemi.