Canadiens de Montréal

Marc Bergevin plus ambitieux que jamais

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Depuis qu’il est en poste, Marc Bergevin a souvent abordé les saisons de son équipe en visant une place en séries éliminatoires. «Une fois dans les séries, tout peut arriver», a-t-il répété à maintes reprises. Cette fois, le discours est différent.

À 10 jours de l’ouverture de la campagne 2020-2021, le directeur général du Canadien de Montréal a rencontré les médias par l’entremise d’une visioconférence. Voyez la conférence de presse intégrale dans la vidéo ci-dessus.

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«À l’interne, on a des attentes élevées. Il faut performer, a-t-il lancé d’entrée de jeu. J’aime l’équipe qu’on a mise en place. Je m’attends à ce qu’on soit prêt le 13 janvier, à Toronto.»

Au cours de la saison morte, Bergevin a maximisé ses heures de télétravail en faisant les acquisitions de Jake Allen, Joel Edmundson, Josh Anderson et en faisant signer un contrat à Tyler Toffoli. À ce quatuor qui venait colmater quatre brèches, il a récemment ajouté de la profondeur en attirant les vénérables Michael Frolik et Corey Perry.

Ce qu’il y a de particulier avec ses joueurs, c’est que la plupart ont déclaré avoir accepté de se joindre au Tricolore, car il croyait cette formation en mesure d’aspirer aux grands honneurs. Il faut remonter à loin pour voir des joueurs autonomes s’amener dans la métropole québécoise avec autant de convictions.

«Ce qu’on a fait dans la bulle nous a beaucoup aidés, a convenu Bergevin. Nos joueurs nous ont lancé un message, on a fait ce qu’on avait à faire.»

S’il y a un reproche qu’on faisait souvent au Tricolore, c’est de ne pas faire le poids contre ses adversaires plus lourds.

Or, Edmundson se joint à Weber au sommet des défenseurs les plus grands du groupe (6 pi, 4 po), Anderson devient l’attaquant le plus lourd (222 livres). D’ailleurs, à 6 pi 3 po, Perry et lui n’accusent qu’un pouce de recul sur Joel Armia, le plus grand attaquant du Tricolore.

Il y a quelques années, Bergevin avait tenté de remédier à la situation en embauchant Dwight King et Andreas Martinsen. Disons que cette fois, on parle de patineurs d’un tout autre calibre.

Une division compétitive

Grand bien en fera aux Montréalais puisque quatre des sept équipes formant la toute nouvelle section Nord évoluent habituellement dans l’Association de l’Ouest: les Canucks de Vancouver, les Oilers d’Edmonton, les Flames de Calgary et les Jets de Winnipeg.

Il risque d’y avoir beaucoup de hockey robuste sans compter les nombreux déplacements dans l’ouest du pays. Habituellement, le Tricolore se rend à l’autre extrémité du pays une fois par saison. Un périple d’une semaine au cours duquel il en profite les quatre formations mentionnées plus haut.

Cette fois, ce sont trois séjours de plus d’une semaine qui attendent le Canadien. Cinq matchs en huit jours en janvier, six en 10 au cours du mois de mars et cinq en huit dans la deuxième portion du mois d’avril.

«Au niveau des déplacements, ça va assurément être une saison plus difficile. Mais avec l’équipe qu’on mettra sur la patinoire, cette année, on est bien équipé pour faire face aux équipes de l’Ouest», a d’abord mentionné Bergevin.

«Ce sera une section très compétitive. On sait qu’il n’y aura que quatre des sept équipes qui participeront aux séries. Ça signifie que trois seront exclues, trois bonnes équipes. Alors, il faudra être prêts», a-t-il ajouté.

Encore les mains pleines

Ce qui fait la fierté de l’homme de hockey de 55 ans, c’est qu’il est parvenu à assembler ce casse-tête sans sacrifier l’avenir de l’équipe. Présentement, le Canadien détient toujours 14 choix pour le prochain repêchage, qui se tiendra à la fin du mois de juillet. Et la banque d’espoirs est demeurée intacte.

«À travers la LNH, ceux qui disent que le Canadien a tout misé cette année, comme si on avait mis tous nos jetons sur la table, ont tout faux. On n’a rien fait de ça. On a ajouté des éléments sans rien donner. On a gardé nos jeunes et nos choix au repêchage. Donc, l’équipe est bien placée pour cette année, mais également pour les années à venir.»

Bergevin en a profité pour rappeler que c’est l’espace qu’il a toujours jalousement gardé sous le plafond salarial qui lui a permis de faire ses acquisitions.

Ne reste plus qu’à espérer que la pandémie ne viendra pas annuler tous ces efforts.