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Canadiens de Montréal

Le camp en cinq questions

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Marc Bergevin et Claude Julien ont déjà assemblé les principales pièces du casse-tête de l’équipe. Depuis l’élimination au premier tour des séries face aux Flyers de Philadelphie, Bergevin a considérablement modifié l’image du Canadien avec les acquisitions de Josh Anderson, Tyler Toffoli, Joel Edmundson, Jake Allen, Corey Perry et Michael Frolik.

Pour une première fois, ce nouveau visage prendra forme avec l’ouverture du camp de l’équipe, dimanche matin, à Brossard. En cette première journée, on procédera aux examens physiques et médicaux. Dès lundi, le Tricolore divisera ses effectifs en deux groupes pour y tenir des entraînements sur la glace.

Le CH a invité 42 joueurs pour ce camp qui n’aura rien de traditionnel. Contrairement aux dernières années, il n’y aura aucun match préparatoire et Julien aura seulement huit jours sur la glace pour concocter sa nouvelle recette.

Julien n’aura donc pas une seule minute à perdre, ne laissant pratiquement aucune place aux expériences. Dès le départ, l’entraîneur en chef cherchera à placer ses pions aux bons endroits.

Dans son bureau, Bergevin a déjà identifié la composition de son équipe pour la saison 2020-2021. Le directeur général a construit son groupe à 99 %. Il ne devrait pas y avoir de grandes surprises à ce camp.

Malgré tout, Le Journal vous propose cinq éléments à surveiller au cours des prochains jours.

1. SUZUKI ET KOTKANIEMI POURSUIVRONT-ILS SUR LEUR LANCÉE DES SÉRIES ?

Nick Suzuki et Jesperi Kotkaniemi incarnent l’avenir de l’équipe. Mais l’avenir doit également se composer au présent. Pour devenir une équipe gagnante, le CH misera grandement sur la progression de ses deux jeunes centres. Depuis des années, la position de centre représentait une faiblesse. Avec Suzuki, Kotkaniemi et Phillip Danault, la ligne de centres devrait devenir une force. Un changement de cap important. Malgré l’ascension de Suzuki et Kotkaniemi, Danault restera un élément clé de l’équipe. Sur papier, il reste le premier centre. Logiquement, il renouera avec ses compagnons des deux dernières saisons, Tomas Tatar et Brendan Gallagher. Sur le plan personnel, Danault jouera également gros puisqu’il devra convaincre Bergevin de lui offrir une prolongation de contrat.

2. QUELLES CHAISES OCCUPERONT ANDERSON ET TOFFOLI ?

Il y a une réponse simple à cette question. Ils joueront tous les deux des rôles importants. Bergevin a échangé Max Domi aux Blue Jackets de Columbus pour mettre la main sur Anderson. Il lui a immédiatement consenti un généreux contrat de sept ans et 38,5 millions (5,5 millions en moyenne). Le CH placera Anderson dans une situation gagnante. Le gros ailier droit pourrait devenir un complément intéressant à Suzuki et Jonathan Drouin. Il ajouterait une dose de robustesse à ce duo qui avait développé une belle complicité dans la bulle de Toronto. Toffoli offre plus d’options à Julien. Même s’il est droitier, l’ancien des Canucks et des Kings peut jouer autant à l’aile droite qu’à l’aile gauche. Il compte une saison de plus de 30 buts et trois saisons de plus de 20. Kotkaniemi pourrait grandement profiter de l’arrivée de Toffoli.

3. QUELS SERONT LES RÔLES POUR PERRY ET FROLIK ?

C’est le plus grand mystère à ce camp. Bergevin a ajouté Corey Perry et Michael Frolik à une équipe qui était déjà assez riche sur les ailes. Perry et Frolik partageront la même ambition, celle de trouver un poste parmi les 12 premiers attaquants. Mais il n’y a aucune certitude. Pour y arriver, Perry et Frolik devront déloger un Joel Armia ou un Paul Byron. Avec un «A» sur son chandail, Byron reste un joueur respecté dans ce vestiaire. En santé, «Ti-Paul» peut également être un membre important du jeu en infériorité numérique et un ailier qui déstabilise les défenseurs adverses avec sa rapidité.

4. ALEXANDER ROMANOV RÉPONDRA-T-IL AUX ATTENTES ?

S’il a écouté les dernières conférences de Bergevin, de Julien ou de Luke Richardson, Romanov se doute qu’il a déjà sa place parmi le top six à la ligne bleue. Rarement le CH s’est montré aussi enthousiaste à l’idée d’accueillir une recrue dans ses rangs. Le choix de deuxième tour au repêchage de 2018 s’est trempé le gros orteil cet été en faisant connaissance avec ses futurs coéquipiers, participant à des entraînements à Toronto. Dans un marché comme Montréal, Romanov aura à vivre avec les attentes placées en lui.

5. À QUOI RESSEMBLERA LA COMPOSITION DE L’ÉQUIPE DES RÉSERVES ?

Le CH aura la possibilité de garder quatre à six joueurs sur une équipe de réservistes (taxi squad). Ils graviteront dans l’entourage de l’équipe pour prévenir en cas d’une éclosion de cas positifs à la COVID-19. Cayden Primeau ou Charlie Lindgren comme troisième gardien ? Le CH gardera probablement deux défenseurs entre Xavier Ouellet, Noah Juulsen et Cale Fleury. À l’attaque, on devrait ajouter deux autres noms entre Perry, Frolik, Alex Belzile, Jordan Weal et Ryan Poehling.

Un aspect à considérer : le Rocket de Laval commencera ses activités uniquement le 5 février dans la Ligue américaine.