Canadiens de Montréal

Corey Perry est à Montréal pour gagner

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Natif de New Liskeard, un petit village du nord de l’Ontario situé tout près de l’Abitibi-Témiscamingue, Corey Perry a toujours gardé une place importante pour le Canadien dans son cœur.

Enfant, Perry encourageait le CH, pas les Maple Leafs de Toronto. Il a raconté cette anecdote à sa première visioconférence avec les médias montréalais, expliquant ses motivations à accepter une entente d’un an au salaire minimum de 750 000$.   

«C’était assez tranquille à l’ouverture du marché des joueurs autonomes (9 octobre), a rappelé Perry. Il y avait beaucoup d’incertitudes, on ne savait pas si nous étions pour jouer cette saison. Nous avons choisi d’attendre et de prendre notre temps.»

«Quand le Canadien a manifesté son intérêt, je ne pouvais pas dire non, a-t-il poursuivi. J’ai toujours voulu jouer pour une ville canadienne. Plus jeune, le Canadien était mon équipe préférée. Je restais près de la frontière du Québec en vivant dans le nord de l’Ontario. J’ouvrirai un nouveau chapitre de ma carrière et j’en suis très excité.»

Une photo spéciale 

Âgé de 35 ans, Perry est assez vieux pour se souvenir de la dernière conquête de la Coupe Stanley du Canadien en 1993. Il avait huit ans quand Jacques Demers, Patrick Roy et Kirk Muller ont éliminé les Kings de Los Angeles en cinq matchs.

«Je me souviens de la victoire du Canadien en 1993, mais je garde aussi un très beau souvenir de mon école de hockey à l’été de cette année-là. Je participais à une école de hockey à Rouyn-Noranda et Éric Desjardins nous avait présenté la coupe pour quelques heures. J’avais pris des photos avec la coupe. C’est un beau souvenir pour moi.»

Si Desjardins avait fait le bonheur des enfants à l’école de sa ville natale à Rouyn-Noranda, le défenseur avait aussi eu un immense impact sur la glace. Il avait notamment marqué trois buts dans un gain de 3 à 2 en prolongation lors du deuxième match de la finale contre la bande à Wayne Gretzky.

C’était il y de cela un peu plus de 27 ans. Juste pour replacer les choses en perspective, les Jonathan Drouin, Artturi Lehkonen, Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi, Jake Evans, Josh Anderson, Joel Edmundson, Brett Kulak, Victor Mete et Alexander Romanov n’avaient toujours pas vu le jour quand le CH avait triomphé des Kings.

Une place à gagner 

Perry a gardé les deux pieds bien sur terre pour son premier contact avec les médias montréalais. Malgré son statut d’ancienne gloire avec les Ducks d’Anaheim et même s’il a atteint la finale de la Coupe Stanley avec les Stars de Dallas en septembre dernier, il sait qu’il aura à recommencer à zéro avec sa nouvelle équipe.

«Je jouerai où le Canadien choisira de m’utiliser, a répondu Perry. Évidemment, je devrai prouver que je mérite ma place. Je travaillerai fort pour y arriver, je ferai tout en mon possible pour devenir un régulier de l’équipe. C’est mon objectif. C’est pour ça que je suis ici. Je voudrai jouer. Mais je devrai encore prouver des choses.»

«J’ai aussi hâte de jouer dans cette nouvelle division canadienne, il y aura de grandes rivalités, a-t-il continué. Il y aura de bonnes équipes dans cette division. Nous devrons être prêts dès le départ.»

Avec le CH, Perry renouera aussi avec d’anciens coéquipiers de l’équipe canadienne en Shea Weber et Carey Price.

«J’ai aimé jouer avec eux. J’ai joué cinq ou six fois avec Shea et deux fois avec Carey. Ils sont des pièces très importantes du Canadien et j’ai hâte de passer du temps avec eux.»

Derrière le banc, Perry retrouvera aussi un visage familier en Claude Julien qui était un entraîneur adjoint lors des conquêtes de la médaille d’or du Canada aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014 et à la Coupe du monde de Toronto en 2016.

Surnommé le ver de terre (worm en anglais), Perry apportera un côté visqueux au Canadien. Malgré son âge et le fait qu’il n’est plus le rapide des patineurs, l’Ontarien reste encore très intense et efficace à l’embouchure du filet adverse.

Voyez le point de presse de Corey Perry dans la vidéo ci-dessus.