Baseball - MLB

«Ce qu'il a fait comme humain, c'est incroyable»

Publié | Mis à jour

Le regretté Derek Aucoin, décédé samedi soir d’un cancer, aura laissé une marque durable auprès des Québécois, a estimé son ami Rodger Brulotte, dimanche.

Aucoin, qui n’avait que 50 ans, a rendu l’âme après une bataille contre le cancer du cerveau. Notre analyste de baseball n’avait que de bons mots, évidemment, au sujet de celui qui a porté l’uniforme des Expos de Montréal dans les années 1990.

«Souvent, un athlète a une chance de marquer son sport, mais Derek a fait plus que ça: il a marqué la population québécoise, a souligné Rodger, en entrevue à LCN. Avec ses écoles de baseball, avec sa participation à des oeuvres de charité. Ou tout simplement en aidant des fondations qui avaient besoin d'aide financière. Il trouvait le moyen de s'impliquer.»

«La carrière au baseball était le "fun", mais ce qu'il a fait comme humain, c'est incroyable», a-t-il ajouté.

À l’évidence, Rodger a adoré côtoyer le grand gaillard de 6’8’’, qu’il appelait ironiquement «Tout petit».

«Son sourire et son sens de l'humour, a-t-il observé. Il avait le don de rire et de nous faire rire. Un bon raconteur d'histoires. Lui, le peuple, c'était tout au même niveau. Pas à son niveau à lui, il était trop haut!»

Malgré la maladie, Aucoin avait cette faculté à rester positif qui émerveillait les gens qu’il rencontrait.

«Chaque fois que je le croisais, que je lui parlais, il ne parlait jamais de décès, s’est rappelé Rodger. Il parlait toujours de la vie.»

«C’était un grand homme, mais si généreux, a-t-il ajouté. Il était grand, sans aucun doute, en hauteur, mais son implication sociale dépassait sa grandeur facilement.»

L’analyste de baseball se souviendra toujours de la première présence d’Aucoin dans les grandes ligues, à San Francisco. Cette longue première marche vers le monticule, et même son premier contact, involontaire, avec le grand Barry Bonds.

«Je le vois encore au monticule, s’est-il souvenu. J'étais tellement fier de voir un Québécois. Pour sa mère qui l'a toujours aidé, son père qui était là aussi.»

Voyez l’entrevue complète en vidéo principale.