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Crédit : Sébastien St-Jean / Agence QMI

Jacques Doucet

Mon ami Derek est parti...

Mon ami Derek est parti...

Jacques Doucet

Publié 27 décembre 2020
Mis à jour 27 décembre 2020

Vous me direz que c’était inévitable... mais quand je l’ai appris en ce matin du 27 décembre 2020, j’ai quand même eu un choc.

J’osais peut-être croire que la magie de Noël allait opérer un miracle, mais ce n’était pas le cas.

  • Écoutez l'entrevue de Jacques Doucet avec François-David Bernier sur QUB Radio:

J’ai croisé Derek tout au long de sa carrière, surtout depuis qu’il avait signé son premier contrat professionnel avec les Expos et j’avais eu le bonheur et la grande joie de le voir à l’œuvre lors de son premier match dans les majeures à San Francisco.   

Son séjour sous la grande tente a été trop court, mais plus long que la grande majorité de tous ceux qui aspirent à faire carrière dans les majeures et ne le réalisent jamais.

La dernière fois que je l’ai vu, c’était l’automne dernier lors d’une marche de quelque 30 minutes près de chez lui. Une marche qu’il faisait quotidiennement avec quelques privilégiés, dont moi et autres amis.

Je me réjouis du fait qu’avant son décès, il a été admis au sein du Temple de la Renommée du Baseball Québécois et que très récemment, on lui a remis la Médaille d’honneur de l’Assemblée nationale, deux honneurs pleinement mérités.

Je me souviendrai toujours de son regard illuminé lors du dernier match de baseball que nous avions fait ensemble sur les ondes de TVA Sports. Avant le début de ce match, Derek m’avait demandé s’il était possible que je lui cède le micro du descripteur pour quelques manches et j’avais exaucé son vœu. 

Crédit photo : Photo d'archives, Martin Chevalier

J’ai toujours sa biographie, écrite par Benoît Rioux, sur ma table de chevet et, j’ignore pourquoi, chaque fois que je prenais ce livre pour lire quelques chapitres avant de m’endormir, j’étais incapable d’en lire plus de deux ou trois pages...

Peut-être que maintenant, je pourrai m’attaquer à la lecture complète de ce bouquin... 

Il est tout de même ironique que Derek ait succombé à la même maladie qui, quelques années plus tôt, avait emporté l’une de ses idoles, le receveur Gary Carter, des Expos de Montréal.

Maintenant, dans un monde que l’on espère meilleur, Derek et Gary formeront un duo exceptionnel lors d’un match sur un terrain céleste... 

Permettez-moi d’offrir à sa famille, surtout à sa femme Isabelle et son fils Dawson, mes plus sincères sympathies et beaucoup de courage dans cette épreuve.

Sincèrement, 

Jacques Doucet