Crédit : Photo d'archives Didier Debusschère

Ski et planche

Audrey Robichaud, nouvelle entraîneure passionnée

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Audrey Robichaud n’a jamais cessé de graviter autour du ski acrobatique depuis qu’elle a pris sa retraite de la Coupe du monde des bosses en 2018. Maintenant entraîneure-chef du centre de ski Le Relais, elle a pu confirmer son amour pour ce métier à l’occasion d’un camp de trois semaines avec l’équipe provinciale à Apex, en Colombie-Britannique.

Ayant pris part à trois Jeux olympiques, elle a profité d’un programme de mentorat d'entraîneure féminin, soutenu par le Programme de soutien au développement de l’excellence (PSDE) et encadré par Égale Action, pour accompagner les entraîneurs de l’équipe du Québec Edward Lortie et William Guy-Tessier.

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«C’était l’occasion parfaite de travailler avec des athlètes de plus haut niveau. Ç’a été une belle expérience où j’ai pu valider mes connaissances techniques et en apprendre plus sur le fonctionnement de l’équipe», a raconté Robichaud, de retour au Québec.

Celle-ci avoue ne pas avoir vu le temps passer durant son séjour dans l’ouest du pays où elle a pu s’investir pleinement sur les pistes, ce qui lui a beaucoup plu.

«C’était agréable de me concentrer sur les aspects techniques plutôt que tout ce qui est autour. J’aurais été capable de rester plus longtemps. Ç’a passé vite et je ne voulais pas que le camp finisse. Je sentais que je prenais mon rythme et j’avais beaucoup de plaisir», a-t-elle admis.

Ce qui alimente la flamme chez Robichaud, c’est de se retrouver sur la piste aux côtés des athlètes et faire une différence dans leur développement. Lorsqu’elle a accroché ses skis au terme de la saison 2017-2018, quelques semaines après les Jeux olympiques de Pyeongchang, l’ex-skieuse a vite tourné la page et était prête à affronter de nouveaux défis. La nostalgie ne s’empare donc pas d’elle quand vient le temps de retourner sur les parcours.

«J’étais prête à prendre ma retraite à ce moment-là et je ne retournerais pas en arrière. C’était plaisant de revoir d’anciens coéquipiers de l’équipe nationale qui s’entraînaient aussi en Colombie-Britannique, mais ce n’est plus pour moi.»

«Le camp est venu confirmer que ce genre de travail, c’est ce qui m’allume le plus.»

D’autres cordes à son arc

Malgré son intérêt évident pour la profession, Robichaud ne veut pas s’y limiter et se dit ouverte à explorer d’autres avenues entourant le sport. En plus de son poste au Relais, elle prévoit compléter son baccalauréat en intervention sportive à l’Université Laval ce printemps et effectue un stage de fin d’études avec la Fédération québécoise de ski acrobatique en administration sportive, un domaine qui la passionne tout autant que le métier d’entraîneure.

«C’est bien d’entraîner, mais je suis ouverte à toutes les possibilités et j’ajoute des cordes à mon arc. Chaque chose en son temps et on va voir les opportunités qui vont s’offrir à moi», a-t-elle précisé.

Robichaud a totalisé pas moins de 130 départs dans le circuit de la Coupe du monde et y a décroché une dizaine de médailles. Son parcours de 14 saisons en tant qu’athlète de haut niveau l’aide aujourd’hui, tant sur la piste que dans les bureaux.

Elle ne cache pas qu’elle aimerait désormais monter les échelons à titre d’entraîneure, mais estime avoir «des croûtes à manger» et compte perfectionner ses connaissances avant de viser les plus hauts niveaux.

«Ce n’est pas parce que tu es une bonne athlète que tu seras une bonne entraîneure, et vice-versa. Je me considère comme un bébé en coaching. J’en apprends tous les jours, mes acquis continuent de se développer et ce ne sera jamais terminé», a-t-elle conclu.