Crédit : Photo d'archives

LHJMQ

Bulle dans la LHJMQ: sept villes candidates

Publié | Mis à jour

Sept équipes du Québec ont déposé leur candidature pour accueillir un événement en environnement protégé de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) lorsque la saison régulière se remettra en branle au mois de janvier.

Les clubs intéressés avaient jusqu’à mercredi pour soumettre leur projet aux instances du circuit Courteau. Ils devaient répondre à certains critères importants comme l’usage exclusif de l’amphithéâtre et la présence de six vestiaires.

Les Remparts de Québec, le Drakkar de Baie-Comeau, l’Océanic de Rimouski, les Saguenéens de Chicoutimi, les Tigres de Victoriaville, les Cataractes de Shawinigan et les Voltigeurs de Drummondville ont répondu à l’appel, a appris «Le Journal de Québec».

À moins d’un assouplissement des mesures sanitaires reliées à la pandémie qui permettraient les déplacements entre régions et les sports collectifs (zones orange, jaune ou verte) les bulles simultanées de la LHJMQ se déploieront du 22 au 24 janvier dans quatre villes québécoises ainsi que du 30 janvier au 7 février dans trois villes.

Dans les Maritimes, on espère être en mesure de disputer les matchs prévus au calendrier régulier sans en arriver à la création d’environnements protégés, selon nos informations. Les coûts rattachés à ces projets sont élevés en raison des mesures exigées par les autorités de santé publique qui comprennent notamment des tests de dépistage obligatoires.

«Selon les annonces gouvernementales faites mardi, ça concorde avec notre plan actuel [de reprendre le 17 janvier]. L’option un est de disputer les matchs au calendrier. Mais si on ne peut pas, on travaille pour être prêt si on doit aller en bulles», a spécifié pour sa part le directeur des communications de la LHJMQ, Maxime Blouin.

Retombées importantes

Si les Remparts et la ville de Québec ont déjà l’expertise en matière de matchs dans une bulle alors qu’ils ont été le théâtre d’un concept du genre pendant 11 jours en novembre, il s’agirait d’une première pour les autres organisations candidates.

Et même si les futurs hôtes n’engrangeront pratiquement aucun revenu avec la présentation de ces séries de matchs, ils donneront un peu de souffle à l’économie locale de chacun des marchés.

«Pour nos hôteliers et nos restaurateurs, ce serait des revenus importants pour une région comme la nôtre dans une période assez creuse, a mentionné le copropriétaire de l’Océanic, Alexandre Tanguay, qui espère accueillir l’une des bulles à quatre équipes de la fin janvier. Il y aura le tourisme avec la motoneige, mais avec la COVID, tout tourne plus au ralenti, alors c’est hyper important pour nous.»

Le son de cloche est le même au pays des bleuets.

«On fait ça pour nos partenaires et pour la bonne cause, a souligné le directeur des opérations des Saguenéens, Serge Proulx. Pour les hôtels et nos partenaires, ce sont des retombées économiques importantes.»

Sécuritaire

Le directeur général des Cataractes, Martin Mondou, a tenu à se montrer rassurant pour la population devant la possibilité de ce flot de visiteurs.

«C’est un concept assez sécuritaire même pour les gens qui travaillent dans l’aréna. Les gens [des équipes] sont isolés, testés et retestés. De plus, on a un bel amphithéâtre pour la diffusion Web.»

Par ailleurs, la Ligue de l’Ouest (WHL) a repoussé son début de saison prévu le 8 janvier à une date ultérieure. En Ontario, les activités doivent s’amorcer au cours du mois de février.