Crédit : Photo courtoisie, Rob Wallator (Hockey Canada)

Hockey

Hockey Canada reprend son camp dans l'incertitude

Publié | Mis à jour

Hockey Canada a obtenu le feu vert de la Santé publique albertaine, mardi, pour reprendre son camp d’entraînement sous des mesures strictes. Tout ça pendant que la situation mondiale rend la tenue du Championnat mondial de hockey junior plus incertaine que jamais.

Pendant qu’Équipe Canada junior reprenait ses activités, la sélection nationale suédoise annonçait que son entraîneur-chef, Tomas Monten, avait reçu un test positif à la COVID-19 et qu’il sera forcé de rater la compétition comme le stipule le règlement de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), qui mentionne que tout membre d’une équipe recevant un test positif après le 29 novembre ne pourra faire son entrée dans la bulle d’Edmonton. 

Trois membres du personnel et quatre joueurs de la Suède ont été déclarés positifs à la COVID jusqu’à présent, les joueurs étant William Eklund, Karl Henriksson, William Wallinder et Albin Grewe.

La délégation suédoise inquiète

Dans un communiqué de presse, le secrétaire général de la Fédération suédoise de hockey sur glace, Johan Stark, n’a pas caché que la situation était inquiétante.

«C’est une situation grave du point de vue de la sécurité et nous devons suivre la situation d’heure en heure tout en maintenant le dialogue avec la Fédération internationale de hockey sur glace pour la tenir au courant de notre situation et pour revoir nos alternatives.»

«Si on voit que la situation prend la mauvaise tangente, nous devrons reconsidérer notre participation», a-t-il par la suite mentionné en entrevue au média suédois HockeySverige.se.

La Suède n’est pas la seule touchée par la COVID-19. L’Allemagne a aussi annoncé mardi que le choix de première ronde des Blackhawks de Chicago au dernier repêchage, Lukas Reichel, ainsi que Nino Kinder ne participeront pas au tournoi. Dimanche, ce sont les États-Unis qui ont dû renvoyer trois joueurs chez eux, soit le gardien Drew Commesso, le défenseur Alex Vlasic et l’attaquant Robert Mastrosimone. Le défenseur autrichien Thimo Nickl a lui aussi subi le même sort.

Même le président de la FIHG, René Fasel, a contracté le virus, selon ce qui a été annoncé mardi.

Le Canada aussi

Si ÉCJ a été en mesure de reprendre l’entraînement mardi, elle n’a pas non plus été épargnée par la situation actuelle. Hockey Canada a été contraint de retrancher cinq joueurs : Xavier Simoneau, Mason Millman, Matthew Robertson, Daemon Hunt et Ridly Greig puisqu’ils ont été considérés « inaptes » à jouer selon le protocole de retour au jeu mis en place par la Santé publique de l’Alberta.

Sans dire qui, le vice-président des équipes nationales chez Hockey Canada, Scott Salmond, a confirmé que les deux joueurs ayant été déclarés positifs à la COVID-19 il y a deux semaines faisaient partie du groupe des cinq joueurs retranchés. Certains autres ne respectaient pas le délai de 17 jours sans test positif ou contact direct qu’imposait la Santé publique albertaine afin d’approuver le protocole de retour au jeu.

«C’est une situation difficile et ce n’est pas une décision hockey, mais une décision de santé basée sur le protocole de retour au jeu. [...] J’ai informé les joueurs ainsi que leur famille mardi du fait qu’ils ne pourraient pas continuer. Ce sont d’excellents joueurs qui viennent de bonnes familles. Ils ont compris la situation et je me sens très mal pour eux.»

«On retient notre souffle»

Scott Salmond n’a pas caché suivre ce qui se passe avec les autres formations qui seront présentes au tournoi. Il espère maintenant que les dégâts soient le plus minimes possible d’ici au 13 décembre, date d’arrivée officielle des équipes dans la bulle hermétique d’Edmonton.

«Ce que je peux dire, c’est qu’on se concentre sur notre groupe afin de demeurer en santé avant d’arriver à Edmonton le 13. Je n’ai pas eu la chance de parler à des collègues d’autres pays, mais en débutant notre camp plus tôt et avec la situation que nous venons de vivre, il n’aurait pas été réaliste de penser que d’autres pays ne traverseraient pas ce genre de situation aussi. Je pense que c’était prévisible. On s’y attendait et les autres pays aussi. Ils travaillent maintenant à passer au travers comme on le fait. C’est difficile, on retient notre souffle à chaque jour et on espère que les équipes puissent arriver à Edmonton le 13 et qu’on puisse avoir un tournoi relevé.»

Tourigny à son affaire

Selon Salmond, le Mondial junior a prévu l’éventualité que des équipes se retirent avant le début de la compétition et mentionne que le tournoi peut avoir lieu si huit des dix équipes sont présentes.

De son côté, l’entraîneur-chef de la sélection canadienne, André Tourigny, continue son travail sans trop s’en faire.

«Ce n’est pas mon travail d’être inquiet de ça, a-t-il mentionné. Mon travail, c’est de m’assurer que la cohésion de l’équipe soit excellente. Ce qui se passe en Suède et aux États-Unis n’est pas de mon ressort. Plusieurs personnes m’ont demandé pourquoi on tenait un camp aussi long.»

«On a eu nos cas avant le 29 novembre, et maintenant, on possède peut-être un avantage compétitif grâce à ça. On prend toutes les mesures pour s’assurer que ça n’arrive pas.»