Hockey Québec: l'intervention de la ministre réclamée
Agence QMI
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La CSQ réclame l’intervention de la ministre déléguée à l'Éducation du Québec, Isabelle Charest, pour endiguer la «grave crise» qui secoue Hockey Québec.
La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ainsi la Fédération des syndicats de l'action collective qui lui est affiliée ont en effet demandé à la ministre, qui a déjà été l’ancienne chef de mission de l’équipe olympique canadienne, de nommer des experts indépendants pour faire enquête, lundi.
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Plusieurs employés avaient dénoncé récemment le climat de travail toxique depuis la nomination de Paul Ménard à titre de directeur général de l’organisation en 2016. Ce dernier avait réagi en mettant sur pied un comité indépendant pour faire la lumière sur la situation.
«C'est clair qu'il y a une grave crise de gouvernance qui affecte sérieusement la capacité actuelle de Hockey Québec de remplir sa mission et ses mandats, a indiqué Mario Beauchemin, vice-président de la CSQ, dans un communiqué publié lundi. La ministre déléguée à l'Éducation du Québec ne peut pas faire la sourde oreille aux nombreux témoignages d'employés rapportant un climat de travail toxique, engendré par la direction. Elle doit les entendre et agir en conséquence pour éviter que l'organisation s'enfonce encore plus dans le marasme actuel.»
En pantoufle
La CSQ a également fortement réagi aux propos du président du conseil d'administration, Yve Sigouin, qui avait expliqué les doléances des employés par leur habitude à «travailler en pantoufles» et à être «gérés comme les professeurs d’une école publique».
«À titre de vice-président de la centrale syndicale qui représente le plus grand nombre d'enseignantes et d'enseignants au Québec, j'ai été profondément choqué et insulté d'entendre [les propos] du président Sigouin», a dit M. Beauchemin.
«Ces propos en disent long sur l'ignorance de celui qui les tient et sur le regard méprisant et condescendant qu'il porte sur les gens qui l'entourent. Pas surprenant que le président et le directeur général aient perdu la confiance de la grande majorité des employés», a-t-il ajouté.
Aucune plainte formelle n’avait été déposée à la direction de Hockey Québec, la semaine dernière.