Crédit : Rob Wallator / Hockey Canada

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ÉCJ: Tourigny surpris de la décision des Rangers de ne pas envoyer Lafrenière

Publié | Mis à jour

QUÉBEC – L’entraîneur-chef d’Équipe Canada junior, André Tourigny, ne le cache pas : il a été surpris d’apprendre que les Rangers de New York avaient décidé de ne pas prêter Alexis Lafrenière à son équipe en vue du Championnat mondial de hockey junior.

Les Blue Shirts ont confirmé la nouvelle aux dirigeants d’ÉCJ jeudi, expliquant vouloir qu’il continue de se concentrer sur sa préparation en vue de la prochaine saison de la LNH. 

«De dire que je n’ai pas été surpris serait un mensonge, a reconnu l’entraîneur lorsque joint dans sa chambre d’hôtel de Red Deer, vendredi, où il a complété la 11e journée de la quarantaine de 14 jours imposée à tous les membres d’ÉCJ. Tout ce qu’on entend en ce moment à propos du retour au jeu dans la LNH, c’est de l’incertitude. Alexis, c’est un joueur de premier plan pour le futur des Rangers, mais il n’a pas joué au hockey depuis huit mois. Ils ont leurs raisons et ils n’ont pas à me les expliquer, mais, oui, j’ai été surpris.»

Chose certaine, Équipe Canada junior regorge de talent cette année, ce qui pourrait aider à minimiser l’impact de l’absence de Lafrenière.

«Je vais pouvoir répondre à ça le 6 janvier et, si ça se passe comme je souhaite, je pourrai dire qu’effectivement, l’absence de Lafrenière n’a pas fait trop mal. Par contre, c’est difficile de dire que de ne pas avoir le MVP du dernier tournoi, ce n’est pas vraiment grave. Tu ne peux jamais dire que tu as trop de talent parce que, même si tu l’as, il faut livrer. On a tous fait des pools de hockey où tu prends un gars qui a réussi huit saisons consécutives de 100 points et, l’année où tu le prends, il en fait 72. Dans le hockey, il n’y a rien d’assuré.»

En attente 

Parlant de rien d’assuré, c’est un peu la réalité de l’équipe nationale en ce moment. Sa quarantaine prendra fin lundi et elle pourra, à partir de mardi, reprendre ses activités. Sous quel format ? Vendredi, Tourigny n’était toujours pas en mesure de répondre à cette question. Hockey Canada attend un retour de la Santé publique de l’Alberta afin de connaître leurs recommandations pour la suite des choses. Ils ne savent toujours pas combien de joueurs ils pourront garder dans l’entourage ni s’ils seront autorisés à disputer des rencontres intraéquipes.

Défi de taille 

Ce qu’ils savent, toutefois, c’est que les matchs prévus les 12 et 13 décembre contre des équipes universitaires n’auront pas lieu afin d’éviter les contacts avec le monde extérieur. Rappelons que, depuis le 29 novembre, si un joueur ou un membre du personnel d’une formation reçoit un test positif à la COVID-19, il est automatiquement exclu de la compétition. Le processus de sélection s’annonce donc compliqué.

«Nos joueurs ont eu quatre pratiques et deux matchs jusqu’à maintenant. Notre défi est de se demander : est-ce que ce qu’ils ont fait est représentatif de ce qu’ils vont nous donner dans un mois? Certains joueurs peuvent avoir connu un mauvais début, mais est-ce qu’on doit les couper à cause de ça? Si Sidney Crosby était ici et avait connu un mauvais début, il faudrait qu’on le retranche? Il va falloir trouver un équilibre entre ce qu’ils ont fait jusqu’ici et l’ensemble de l’œuvre.»

Par ailleurs, les Rangers ne libéreront également pas Kaapo Kakko pour le Mondial. De son côté, l’Allemand Tim Stützle devrait être en mesure de participer à la compétition, lui qui se remet d’une fracture à une main subie en début de campagne.