Crédit : Joël Lemay / Agence QMI

Club de foot Montréal

«On a hâte de sortir de 2020» - Kevin Gilmore

Publié | Mis à jour

La saison 2020 demeurera longtemps gravée dans la mémoire du président de l’Impact, Kevin Gilmore. Cette année de pandémie a réservé une foule de défis insoupçonnés à son équipe.

«C’est une épreuve qu’on ne pensait jamais traverser, admet-il au bout du fil. On a hâte de sortir de 2020.» 

Son équipe n’a joué qu’un match à domicile devant une foule normale en février dernier. Elle a aussi joué deux matchs de Ligue des champions et trois rencontres au Stade Saputo devant 250 spectateurs.

Disons que cette année n’a rien de normal pour l’homme, qui a pourtant affronté de nombreux défis professionnels, comme celui de contribuer à la construction des Mighty Ducks d’Anaheim.

«Cette fois-ci, c’était de l’inconnu, de l’incertitude, il n’y a pas de fil d’arrivée. On a géré au fur et mesure en espérant de prendre les bonnes décisions.»

«C’est plus personnel. J’ai ma famille à la maison et une autre de 150 personnes avec l’Impact et mon rôle est de m’assurer qu’on sorte de ça le plus intact possible et c’est le défi le plus pesant.»

Satisfait 

Malgré tout, il retient la grande force de caractère dont on fait preuve les hommes de Thierry Henry.

«Ce qui m’encourage, c’est que malgré tout ça, on s’est toujours battus, même lors du dernier match de la saison.»

«C’était important pour nous de ne pas perdre la saison après tout ce qu’on a vécu, c’est une belle preuve de caractère.»

Il espère maintenant que le gouvernement lui accorde à nouveau une quarantaine modifiée qui permettrait aux joueurs de reprendre l’entraînement plus rapidement en vue de leur duel de la Ligue des champions contre Olimpia, le 15 décembre à Orlando.

L’équipe a encore quelques jours de quarantaine devant elle avant que tout le monde puisse quitter son domicile.

Bon duo 

Sur le plan sportif, l’Impact a fait les séries de peine et de misère avant de s’incliner cruellement dans les dernières secondes du match de barrage contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre.

Kevin Gilmore se dit tout de même heureux des résultats.

«Je regarde l’année et malgré tout ça, on peut parler de succès dans les circonstances, mais surtout de progrès.»

«Si ça avait été une saison normale, les choses auraient été différentes. Malgré tout, l’empreinte d’Olivier [Renard] et de Thierry [Henry] se fait voir et je trouve ça extrêmement encourageant.»

Il a d’ailleurs salué le travail de son directeur sportif et de son entraîneur-chef.

«Je suis très heureux des transactions réalisées par Olivier, je trouve que c’est très prometteur pour l’avenir.»

Dur financièrement

Il n’y a pas que sur le terrain que cette saison a été difficile. 

Elle l’a aussi été dans le portefeuille puisque selon Kevin Gilmore, l’équipe a subi des «pertes importantes». Rappelons qu’il y a deux ans, le propriétaire, Joey Saputo, avait révélé qu’il perdait entre 11 et 12 M$ annuellement.

«C’est une équipe qui perdait de l’argent et malgré ça, le propriétaire continue d’investir», souligne Gilmore.

Il demeure positif quant à l’avenir et espère un certain renouveau en 2021.

«Il y a de la lumière au bout du tunnel, mais on ne connaît pas la longueur du tunnel. On ne sait pas quand la normalité va revenir.»

«On espère qu’on pourra jouer des matchs devant spectateurs l’an prochain. C’est impossible de faire des scénarios alors on doit en regarder plusieurs. On le fait et j’imagine que la ligue le fait aussi.»