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La LHJMQ dans l’incertitude après la bulle

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Après une aventure de 11 jours avec son environnement protégé du Centre Vidéotron qui se terminera vendredi, où chacune des sept équipes invitées aura disputé six rencontres sans anicroche, la LHJMQ replongera dans le néant pour la suite de ses activités au mois de décembre.

Si tous les intervenants impliqués dans ce projet de bulle à Québec s’entendent pour dire que l’expérience a été une réussite, huit clubs, en incluant le Phoenix de Sherbrooke, sont toujours soumis aux restrictions pour la pratique des sports collectifs qui s’appliquent sur les territoires en alerte maximale (rouge).

Considérant le nombre de cas quotidiens à la COVID-19 qui demeurent élevés dans la plupart de ces régions, la LHJMQ et ses équipes auront à statuer rapidement sur leurs intentions.

Il semble clair que la seule manière pour les formations touchées de disputer des matchs d’ici le congé des Fêtes prévu du 20 décembre au 3 janvier passera par un concept semblable de celui qui s’est déployé à Québec.

Les coûts ont toutefois été très importants, ce qui pourrait freiner l’ardeur des propriétaires à répéter l’expérience. La facture avoisinera les 250 000 $ seulement pour les cinq séries de tests que joueurs, membres du personnel, arbitres et employés de la ligue devaient subir.

Les dirigeants du circuit Courteau élaboreront davantage sur la suite des choses mardi prochain lors d’une conférence de presse dressant le bilan de l’événement en environnement protégé.

Les équipes veulent jouer

Ce qui est sûr, c’est que les équipes ne veulent pas être sur pause pendant un mois et demi après avoir vécu un sentiment de normalité, à l’exception des sorties limitées à l’aréna depuis l’hôtel et des tests de dépistage aux trois jours, au cours de cette dizaine.

«La ligue et les équipes essaient de trouver des solutions, mais est-ce que ça va se produire? Ce serait bien pour nos gars de continuer après six parties durant lesquelles on a commencé à prendre un rythme et notre erre d’aller. Un mois et demi inactif, ce ne serait pas l’idéal, mais on est en temps de pandémie et il faut se considérer choyé», a mentionné au Journal jeudi l’entraîneur-chef et directeur général des Olympiques de Gatineau, Louis Robitaille.

Conscient des nombreux enjeux en place pour la tenue de matchs en décembre, le grand patron des opérations hockey des Saguenéens de Chicoutimi, Yanick Jean, partage tout de même l’avis de son homologue.

«Jouer un trois en trois, un trois en quatre ou un quatre en cinq, dans une mini-bulle avec 3-4 équipes à différents endroits, je serais très à l’aise avec ça avant les Fêtes. Mentalement, ce serait difficile de laisser partir nos joueurs le 27 novembre en leur disant "joyeux Noël, on se reverra le 6 janvier"», a-t-il exprimé.

Éléments externes

«Si on trouve une façon de jouer un peu, surtout pour celles [les équipes] qui ont joué moins de matchs, ce serait vraiment le fun, mais ce sera la décision des propriétaires et de la ligue. Ça comprend beaucoup de facteurs à ne pas négliger», a pour sa part répondu le directeur général des Tigres de Victoriaville, Kevin Cloutier.

L’isolement à l’hôtel, loin de la famille, est parmi les aspects à considérer. «Si on repartait une autre bulle samedi matin, je ne suis pas sûr que tous les gars de hockey seraient heureux», a évoqué Cloutier.

Les règles de quarantaine obligatoire dans les provinces atlantiques pourraient aussi compliquer la tâche du circuit lors de sa reprise en janvier en raison des nombreux joueurs québécois qui passeront le congé dans leur famille. Des pourparlers avec les agences locales de santé publique sont prévues à ce sujet, a dévoilé le porte-parole de la LHJMQ, Maxime Blouin.