Crédit : Photo courtoisie, Rob Wallator (Hockey Canada)

LHJMQ

«Il y a des choses pires que ça», estime Jakob Pelletier

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L’attaquant Jakob Pelletier aurait évidemment préféré que la COVID-19 ne s’invite pas au camp d’Équipe Canada junior. Malgré tout, il préfère voir l'isolement auquel lui et tous les membres d'ÉCJ sont contraints, avec positivisme.

Pelletier, comme à peu près tout le monde au sein de l'équipe nationale, ne sait pas trop ce que l’avenir lui réserve. Les deux cas de COVID-19 confirmés chez des joueurs de l’équipe, mardi, ont complètement chamboulé les plans et Hockey Canada a été forcé de mettre tout le monde en quarantaine forcée, mercredi.

Pour ce faire, ils se sont assurés que chaque joueur avait sa chambre afin que tout le monde soit complètement isolé jusqu’au 6 décembre. Finis, donc, les cochambreurs. Les joueurs sont seuls dans leur chambre depuis mercredi et ne pourront jamais en sortir.

«Ça va être long, a reconnu le capitaine des Foreurs de Val-d’Or, mais je pense que ça va nous faire grandir. C’est certain que c’est difficile parce qu’on venait ici dans une bulle alors on ne comprend pas trop comment c’est arrivé. Toutes les précautions avaient été prises pour ne pas que ça arrive. Mais en bout de ligne, il faut rester positif. En ce moment, il y a des choses pires que ça», a-t-il mentionné depuis sa chambre d’hôtel de Red Deer, mercredi, tout juste après avoir complété un entraînement par visioconférence auquel les joueurs étaient conviés.

Parce que c’est à ça que va ressembler le quotidien des joueurs au cours des prochains jours. Leurs repas leur seront livrés directement à leur porte et les rencontres d’équipes ainsi que les entraînements se feront par vidéo.

Afin de les distraire un peu, Hockey Canada organisera des activités afin de tenir les joueurs occupés. Un tournoi de poker virtuel aura lieu vendredi et un pool de football a aussi été organisé.

En sécurité

Mardi, les joueurs étaient sur le point de quitter lorsqu’ils ont reçu une communication d’un membre de Hockey Canada pour leur dire de demeurer dans leur chambre et de ne pas bouger. Ils avaient reçu la même directive, samedi dernier, lorsqu’un membre du personnel avait testé positif à la COVID-19 et l’entraînement matinal, cette journée-là, avait été annulé mais pas le match intra-équipe, en soirée.

Les deux groupes, les Rouges et les Blancs, avaient été séparés et n’étaient jamais en contact ailleurs que sur la patinoire. Ils avaient chacun leur étage à l’hôtel et leurs déplacements vers l’aréna étaient décalés de sorte qu’ils ne se croisent pas. Pelletier assure qu’il n’a jamais craint pour sa sécurité à partir du moment où il a mis les pieds à Red Deer pour le camp d’ÉCJ.

«La suite des choses ne me stress pas. On est bien pris en charge et on sait que Hockey Canada parle avec la Santé publique de l’Alberta. Ils vont aussi communiquer avec nos parents pour ne pas qu’ils s’inquiètent. C’est juste plate, parce qu’on voudrait jouer au hockey.»

Satisfait de son jeu

Maintenant, on ne sait pas ce qu’il adviendra du reste du camp. Mardi, ÉCJ devait procéder au retranchement d’entre 12 et 16 joueurs en prévision d’une série de six parties contre des équipes universitaires canadiennes.

Toutefois, en ce moment, Hockey Canada n’est légalement pas autorisé à laisser quiconque quitter la quarantaine. L’entraîneur-chef André Tourigny et son équipe pourraient donc devoir se fier sur les premiers entraînements ainsi que les deux seuls matchs intra-équipes pour décider de l'alignement.

Si tel est le cas, Pelletier estime avoir assez bien fait pour mériter une place.

«Je pense que j’ai bien joué lors des deux matchs, j’ai été intense. C’est sûr que ça paraissait un peu que le niveau de jeu était plus élevé que dans la LHJMQ mais, en général, je suis content. Je pense que je suis capable d’en faire encore plus et c’est positif.»