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Gudbranson veut se réapproprier sa ville natale

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Erik Gudbranson n’est pas en terrain inconnu à Ottawa, où il tentera d’aider des Sénateurs en pleine reconstruction à retrouver le droit chemin. Originaire de la capitale canadienne, le défenseur reconnait que bien des choses ont changé depuis son départ.

Gudbranson a grandi dans le quartier franco-ontarien d’Orléans avant de jouer son hockey junior avec les Frontenacs de Kingston, à mi-chemin entre Ottawa et Toronto. C’est toutefois bien loin de la maison qu’il a passé le plus clair de son temps depuis.

«Depuis que je suis parti, on dirait que j’ai une nouvelle vision de ma ville natale. Je suis marié maintenant, ma femme attend un enfant [...], et il y a une très bonne et jeune équipe de hockey dont je suis chanceux de faire partie, et ça me motive beaucoup», a révélé au groupe Postmedia l’arrière de 28 ans, mercredi.

«Du point de vue hockey, c’est l’une des opportunités les plus excitantes de ma carrière, alors c’est très positif pour moi de venir ici.»

Sélectionné par les Panthers de la Floride au troisième rang au total du repêchage de 2010, Gudbranson était autrefois perçu comme l’un des éléments de la relance de l’organisation. Depuis, il a porté l’uniforme des Canucks de Vancouver, des Penguins de Pittsburgh et des Ducks d’Anaheim, sans toutefois arriver à y faire sa niche de façon permanente.

À long terme?

La saison prochaine, le défenseur devra convaincre les «Sens» qu’il a effectivement sa place avec l’équipe, lui qui deviendra joueur autonome au terme de la campagne. En retour des services du vétéran, le directeur général Pierre Dorion n’a cédé qu’un choix de cinquième tour.

Gudbranson espère pouvoir jouer un rôle de grand frère. Pour l’heure, il est surtout heureux de pouvoir s’approcher de sa famille et de ses amis, ce qui lui rendra la vie plus facile.

«C’est un endroit dont je suis fier, a-t-il assuré. Vous regardez la formation, elle est jeune et inexpérimentée, mais il y a une tonne d’énergie, d’appréhension, et d’en faire partie chaque jour me poussera à travailler fort pour m’établir et, avec de la chance, être ici pour longtemps.»

«Ça ressemble étrangement à mes premières années en Floride, avec la reconstruction et le sentiment d’être une pièce du casse-tête, a ajouté Gudbranson. Je dirais que ce sont les années qui ont le plus compté pour moi, où j’avais une position, un rôle, une opportunité de devenir meilleur chaque jour.»