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Canadiens de Montréal

Blake Geoffrion n’a pas oublié le Tricolore

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Chez les Panthers de la Floride, Shane Churla et Rick Dudley ne sont pas les seuls anciens membres des Canadiens de Montréal en poste, puisque l’ex-attaquant Blake Geoffrion leur offre sa contribution depuis quelques semaines, ce qui ne l’empêche pas de garder le Tricolore bien en mémoire.

Celui ayant disputé 55 matchs en carrière dans la Ligue nationale de hockey (LNH) a été embauché comme adjoint au directeur général Bill Zito, le 15 septembre dernier. Il fait ainsi partie d’un groupe d’employés comprenant Dudley, conseiller senior au DG, Churla, responsable du recrutement amateur depuis lundi, et Brett Peterson, premier Noir assumant la fonction d’assistant au DG dans l’histoire du circuit Bettman.

Arrière-petit-fils d’Howie Morenz et petit-fils de Bernard Geoffrion, l’homme de 32 ans est d’ailleurs heureux de se retrouver en Floride, où il va côtoyer Zito de nouveau. Effectivement, les deux ont œuvré avec les Blue Jackets de Columbus pendant sept ans; Zito a épaulé le DG Jarmo Kekalainen, tandis que Blake Geoffrion a travaillé comme recruteur professionnel et adjoint au DG des Monsters de Cleveland, dans la Ligue américaine.

Malgré l’éloignement, le Tricolore a encore une place de choix dans son univers immédiat.

«Je superviserai et dirigerai le service du recrutement professionnel et je serai le couteau suisse de Billy, comme je l’ai toujours été. Je l’aiderai quand il en aura besoin et serai un peu son bras droit, a-t-il expliqué au site NHL.com avant de donner des détails sur son bureau à la maison. Il y a mes chandails du Canadien et des Predators de Nashville, la rondelle de mon premier but dans la LNH, celle de mon premier filet avec Montréal, la feuille de match de mes débuts avec le Tricolore et la plaque soulignant mon tour du chapeau.»

Fin de parcours abrupte

Ce triplé, réalisé dans l’uniforme de Nashville le 20 mars 2011, a été le grand moment de la brève apparition de Geoffrion. Ce dernier a vu sa carrière prendre une direction inattendue quand il a subi une grave blessure dans un match des Bulldogs de Hamilton, le 9 novembre 2012. Évoluant exceptionnellement au Centre Bell ce soir-là, le club-école du Tricolore affrontait le Crunch de Syracuse lorsque l’attaquant a été sévèrement coupé à la tête par un patin d’un adversaire, sans compter la fracture du crâne reliée à sa chute sur la glace. Il a dû être opéré d’urgence et a décidé de se retirer plusieurs mois plus tard.

Néanmoins, le principal concerné souhaite retenir le positif de son expérience montréalaise, d’autant plus que son grand-père et son arrière-grand-père demeurent des figures de proue de l’histoire du club.

«Ce fut une carrière courte, mais j’ai vécu de bons moments. Maintenant, je regarde en avant. Nous avons des éléments intéressants chez les Panthers, a-t-il dit. Je crois – et je l’ai toujours entendu de gens qui connaissent le hockey et qui l’ont suivi longtemps – que lorsque vous portez le chandail du Canadien, il y a une sensation spéciale. Vous êtes une partie de l’histoire. Peut-être que je suis un peu biaisé, considérant le fait que j’ai suivi attentivement l’équipe et le passé de ma famille, mais la première fois que j’ai enfilé ce gilet, je me suis dit que c’était particulier. Je sentais qu’il s’agissait à nouveau de mon premier match dans la LNH.»