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Un conseil qui a tout changé pour Patrick Lalime

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Après une carrière bien remplie dans la Ligue nationale de hockey (LNH), Patrick Lalime est devenu un analyste d’expérience dans les médias. Mais il en a fait du chemin avant d’en arriver là. 

D’abord, il a dû trimer dur avant d’atteindre la LNH. Il fut un temps où sa confiance était fragile. Malgré son talent, il ne semblait pas prédestiné au plus haut niveau professionnel.    

«J’ai fait toutes les ligues possibles, a raconté Lalime lors d’un entretien avec Dave Morissette et Éric Fichaud, mardi soir. J’ai joué dans le junior AA, le junior A, la ECHL... Je me suis promené un peu partout et j’ai été retranché à plein d’endroits.»

Lalime, comme on le sait, aura finalement joué 444 matchs dans la LNH avec plusieurs équipes différentes. Encore aujourd’hui, il occupe une place particulière dans le cœur des partisans des Sénateurs d’Ottawa.

En 2011, alors qu’il évoluait avec les Sabres de Buffalo, il a senti que sa carrière tirait à sa fin. 

«Je voyais que ça achevait, a mentionné Lalime. J’adorais le milieu du hockey. Le propriétaires des Sabres m’avait donné l’occasion d’être entraîneur des gardiens dans la Ligue américaine. Je voulais passer un peu de temps avec la famille.» 

«Un de mes amis, Shaun Van Allen, qui a passé un peu de temps à Montréal et à Ottawa, m’a dit : "Pat, si je peux te donner un conseil, dès que tu termines ta carrière, embarque tout de suite dans un autre projet. Parce que la plupart des joueurs, ce qu’ils veulent faire, c’est prendre quelques années pour se reposer, et le train passe."»

Un conseil qui s’est avéré judicieux, il va sans dire. La position de gardien de but demande une fine attention aux détails, ce qui a bien préparé Lalime pour les fonctions qu’il occupe aujourd’hui. 

«En tant que gardien de but, je savais qui allait lancer juste en regardant le ruban sur sa palette, a-t-il révélé. J’étudiais les palettes des joueurs lors de la séance d’échauffement. Les détails ont toujours été importants pour moi, c’est ça qui a allumé la flamme.» 

Éric Fichaud est un autre ancien gardien de la LNH pour qui la transition dans le monde des médias s’est bien déroulée. L’homme à la flamboyante chevelure blonde a pris plaisir à montrer un côté plus détendu de sa personnalité lors de différentes chroniques à l’émission Dave Morissette en direct. 

Il raconte avoir vécu une période d’adaptation lors de ses débuts à Radio-Canada. Il faut comprendre que l’anglais est la langue du hockey dans les vestiaires de la LNH : «forecheck», «backcheck» et «breakout» sont des termes parmi tant d’autres que l’on entend couramment dans ce milieu. 

«Quand je suis arrivé à Radio-Canada avec Claude Quenneville et René Pothier, leur français était parfait. J’écoutais beaucoup et je n’avais pas peur de poser des questions pour savoir comment transmettre les termes de hockey en français.» 

«Ma femme aussi a un français impeccable, et si je fais une erreur, elle n’a pas peur de me le dire. D’ailleurs, Dave, elle m’a déjà texté pour que je te dise que ça ne se dit pas "ils jousent!"», a rigolé Fichaud.