Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

LHJMQ

«C’est un rêve pour moi!»

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En mettant les pieds sur la glace du Westerner Park Centrium de Red Deer, mardi, lors de la première journée du camp de sélection d’Équipe Canada junior, Mavrik Bourque a touché à un rêve qu’il chérit depuis longtemps.

Bourque fait partie des 47 joueurs invités par Hockey Canada pour ce long marathon, qui s’étirera pendant 51 jours pour les joueurs qui se tailleront une place avec l’équipe nationale en vue du Championnat mondial de hockey junior, à Edmonton, du 25 décembre au 5 janvier prochain.

«C’est un grand événement que je regarde depuis que je suis jeune, a-t-il mentionné mardi après son premier entraînement. C’est cliché à dire, mais c’est un rêve pour moi d’être ici aujourd’hui et d’avoir la chance de me battre pour un poste avec Équipe Canada.»

S’il y a un avantage, pour Hockey Canada, à la pandémie actuelle, c’est que tous les meilleurs joueurs de moins de 20 ans sont au camp de sélection, à l’exception d’Alexis Lafrenière, puisque la Ligue nationale de hockey n’a toujours pas repris ses activités. Il y aura donc du talent au pied carré, à Red Deer, et la compétition sera féroce pour les postes disponibles.

«Je suis rendu ici pour une raison et tout le monde qui est au camp a une chance de faire l’équipe, mentionne le centre des Cataractes de Shawinigan. Je dois juste être moi-même. Je suis un joueur intelligent sur la glace qui possède un niveau de compétition élevé. C’est ce que je veux amener à cette équipe, tant en attaque qu’en défensive. » Une vision que partage l’entraîneur-chef d’ÉCJ, André Tourigny.

La LHJMQ en avance? 

«Il fait beaucoup de bonnes choses sur la glace. Mavrik, c’est son intelligence hockey et sa façon de passer la rondelle qui le distinguent. C’est un gars très habile qui voit ses options. Quand je regarde Mavrik Bourque, je ne vois pas beaucoup de choses qu’il n’est pas capable de faire. Maintenant, il s’agit de prouver qu’il est capable de le faire au niveau international contre des joueurs de premier plan.»

Bourque fait partie des neuf joueurs de la LHJMQ invités par ÉCJ. En d’autres mots, les neuf joueurs du circuit Courteau sont les seuls présents au camp à avoir joué du hockey de haut niveau cette saison, mis à part peut-être l’attaquant des Blackhawks de Chicago Kirby Dach, qui a joué son dernier match le 19 août dernier, lors des séries de la LNH dans la bulle d’Edmonton. Les joueurs de la LHJMQ ont-ils donc un avantage sur le reste de la compétition ? Attendons avant de sauter aux conclusions, prévient Tourigny.

«Je vois qu’ils ont du rythme, l’exécution était bonne. Par contre, c’est notre première pratique. De commencer à dire qui a été le meilleur sur la glace, ouf ! c’est une bonne question !»

En attendant Lafrenière 

L’entraîneur québécois a ensuite été questionné sur Alexis Lafrenière, dont la possible présence avec ÉCJ dépendra de la date de retour au jeu de la LNH. Chose certaine, il n’a pas l’intention de passer ses journées sur son téléphone cellulaire en attente d’une réponse du choix des Rangers de New York.

«C’est pas compliqué, il va pouvoir choisir le numéro qu’il veut (s’il se joint à l’équipe), a-t-il blagué. Mais on n’attend pas après ça. Est-ce qu’on voudrait l’avoir ? Pas besoin de poser la question, c’est clair et net. Par contre, on est content des joueurs qu’on a ici. On va demander aux joueurs de se concentrer sur le présent. Si je ne le fais pas, ça n’a pas de bon sens. Si on nous dit que finalement on va avoir Laf, casse-toi pas la tête, donne-moi une seconde et je vais pouvoir m’ajuster. Par contre, on va se concentrer sur les joueurs qu’on a.»

Des débuts compliqués 

On savait que le camp d’Équipe Canada junior 2021 n’aurait rien de normal, et la première journée de mardi en a été la preuve la plus tangible.

Une quinzaine de joueurs n’ont pas pu prendre part à la première journée d’entraînement mardi puisqu’ils étaient toujours en attente du résultat de leur plus récent test.

Selon TSN, seul réseau présent dans la bulle de Red Deer, 14 joueurs n’étaient pas sur la patinoire mardi : Taylor Gauthier, Jamie Drysdale, Thomas Harley, Ryan O’Rourke, Matthew Robertson, Braden Schneider, Quinton Byfield, Dawson Mercer, Ridly Greig, Hendrix Lapierre, Jakob Pelletier, Cole Perfetti, Xavier Simoneau et Philip Tomasino. Dans le cas de Lapierre et Mercer, ils complétaient hier la dernière journée de leur quarantaine obligatoire après qu’un membre du personnel des Saguenéens de Chicoutimi eut contracté la COVID-19.

«Nous voulons nous assurer d’être le plus prudents possible, a mentionné l’entraîneur André Tourigny. Quand on a annoncé la tenue de ce camp, on a mentionné que la santé de nos joueurs serait le plus important. Tous les joueurs absents sont en attente du résultat de leurs tests. Le laboratoire est débordé et on ne veut pas faire entrer personne dans la bulle avant qu’il n’ait reçu un test négatif. Il n’y a aucune presse puisque ce n’est pas comme si le tournoi débutait la semaine prochaine.»

Trois joueurs en quarantaine 

À ces 14 joueurs absents, s’ajoutaient également Alex Newhook, Devon Levi et Dylan Holloway, qui devront s’isoler 14 jours avant de pouvoir rejoindre leurs coéquipiers puisqu’ils arrivent des États-Unis, où ils évoluent dans la NCAA. Ils pourront quand même patiner, mais en trio.

Cette situation ne devrait pas leur nuire dans le processus d’évaluation, a aussi assuré Tourigny.

«On a du temps. Ça va être la même chose si jamais on a un joueur qui se blesse. On a la chance d’avoir un camp qui va être long, ce qui va nous permettre d’évaluer tout le monde. [...] Ces gars ne peuvent pas être avec le groupe, mais ils sont quand même sur la glace. On peut faire de la vidéo avec eux et bâtir une relation.»

Par ailleurs, il n’y aura que des officiels canadiens cette année au Mondial junior en raison des circonstances actuelles. Hockey Québec a annoncé mardi que huit de ses représentants avaient été sélectionnés pour œuvrer lors du tournoi, soit Olivier Gouin, Alexandre Garon, Guillaume Labonté, Mathieu Menniti, Kevin Maillé, Maxime Chaput, Guillaume Brunelle et Jonathan Deschamps.