Sénateurs c. Canadiens

Crédit : Martin Chevalier / JdeM

LNH

Section canadienne: un propriétaire s'insurge

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Le propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, Eugene Melnyk, n’est pas un partisan du scénario de section canadienne dans la Ligue nationale de hockey (LNH) puisqu’il croit qu’il s’agira d’une redoutable division.

En raison de la fermeture de la frontière canado-américaine pour lutter contre la pandémie de COVID-19, le circuit Bettman évalue en effet le regroupement des sept équipes canadiennes dans le même groupe.

Or, Melnyk croit que tous ces clubs se sont améliorés et que la compétition sera très féroce. Cependant, il l’acceptera, si c’est nécessaire pour tenir une saison cet hiver.

«Le fait est que je n’aime pas ça, mais que c’est une concession que nous devons faire. Personne ne gagne ici. Il n’y a pas de gagnant avec cette pandémie», a-t-il dit dans une entrevue avec la baladodiffusion «The Bob McCown Podcast», dimanche.

«Nous allons souvent jouer contre [le Canadien de] Montréal, [les Maple Leafs de] Toronto et [les Jets de] Winnipeg ainsi que les autres équipes canadiennes et c’est très bien. Mais d’un point de vue de hockey, ce sera une section difficile, très difficile. Nous ne pourrons jouer contre les équipes plus faibles. [Toutes les équipes canadiennes] sont bonnes.»

Optimiste

Melnyk croit d’ailleurs qu’il y aura une saison en 2020 après avoir assisté à une réunion virtuelle des gouverneurs, jeudi, même si plusieurs éléments demeurent incertains.

«Nous sommes optimistes à propos du fait qu’il y aura du hockey, a-t-il avancé. C'est très réel. Il n’y a aucun doute si vous écoutez les commentaires publics de Gary Bettman, nous travaillons à plein régime pour y parvenir.»

Toutefois, les obstacles sont réels. Certaines équipes sont notamment inquiètes des coûts de location élevés pour leur amphithéâtre qu’elles ne pourront combler par la vente des billets.

«Il y a beaucoup de choses à faire financièrement parce toutes les équipes vont encaisser un coup dur. Vous avez 31 points de vue différents. Certains se ressemblent et d’autres non. Vous ajoutez [les directives de la Santé publique] et vous avez presque besoin d’un algorithme pour déterminer ce qui fonctionnera.»

«[Pour certaines équipes], il y a un gros chèque qui devra être envoyé aux propriétaires des arénas. [Ces équipes] se disent presque que ce serait mieux de ne pas jouer. Ce serait plus avantageux financièrement de ne pas jouer.»