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«Quand je vomis, je comprends que c’est ma limite»

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Elvis Merzlikins a fait une entrée fracassante dans la Ligue nationale de hockey (LNH) la saison dernière, mais le gardien de but reste encore relativement peu connu des amateurs. Ultra compétitif et parfois au tempérament bouillant, le Letton souhaite être plus calme devant le filet des Blue Jackets de Columbus en 2021.

Merzlikins a débuté sa saison 2019-2020 avec une fiche de 0-4-4 et a dû attendre la veille du jour de l’An avant de savourer sa première victoire. Il a ensuite poursuivi avec un rendement de 12-2-0 ; des statistiques beaucoup plus convaincantes pour celui qui se met énormément de pression pour performer, même à l’entraînement. 

«Quand je vomis, je comprends que c’est ma limite», a-t-il confié jeudi, en entrevue avec le site web de la LNH.

En Suisse, l’athlète de 26 ans a sauté sur la patinoire pour la première fois cette semaine, lui qui s’est blessé lors du quatrième match de la série qualificative face aux Maple Leafs de Toronto, en août. Il est heureux de retrouver la surface glacée, lui qui avait eu du mal à digérer la défaite des siens en prolongation, en plus de sa blessure.

«La dernière fois que j’ai joué était à Toronto et ç’a été un long moment sans bloquer de rondelle. Les deux premières semaines, je les détestais. Je les détestais vraiment. Je haïs quand les joueurs marquent et ensuite se permettent de célébrer», a admis Merzlikins.

Processus de maturation 

C’est connu, les athlètes sont très compétitifs. L’homme masqué des Jackets n’y échappe pas, mais croit qu’il a déjà fait un pas vers l’avant afin de contrôler ses élans de colère.

«Je me sens différent cette année, a-t-il mentionné. Je me sens comme si je n’en avais rien à faire que les joueurs marquent, ce qui est assez bizarre pour moi. Vous pouvez demander à tous mes entraîneurs, ça me sortait de mes gonds, ma journée était gâchée si j’avais eu un mauvais entraînement parce que j’avais laissé passer tous les tirs.»

Vétéran de six saisons avec Lugano, en Suisse, Merzlikins en était à ses débuts nord-américains en 2019. Il apprend lentement à se relâcher et à préserver son énergie afin de suivre le rythme de l’éreintant calendrier régulier du circuit Bettman.

Michael Lawrence, l’instructeur des portiers à Lugano, l’aide énormément afin d’améliorer sa posture. Merzlikins devrait être plus en confiance sur ses patins et plus puissant lorsque viendra le temps de faire des arrêts.

«Tu peux être calme devant le filet, tu seras plus confortable, a-t-il analysé. Et je crois que je ferai moins d’erreurs.»