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Crédit : Photo d'archives, Martin Chevalier

Canadiens de Montréal

CH: un sempiternel problème enfin résolu

Publié | Mis à jour

En accordant un contrat de 38,5 millions $ pour sept ans à Josh Anderson, le Canadien a déboursé beaucoup, mais c’est le prix à payer, semble-t-il, pour régler un problème qui durait depuis trop longtemps à Montréal.

«À l’attaque, ça faisait des années qu’on voulait se grossir et nous avons été en mesure de le faire avec Josh Anderson», s’est exprimé Scott Mellanby, adjoint au directeur général Marc Bergevin, lors d’une entrevue diffusée par la baladodiffusion Cam & Strick, mercredi. 

Mellanby est avec l’organisation du Canadien depuis plusieurs années, ayant été promu au poste d’adjoint au directeur général en 2014. Il est bien placé pour savoir que le petit gabarit des attaquants du Canadien était un problème qui rongeait Bergevin.

«Même avec [Tyler] Toffoli, c’est un marqueur de buts, mais il mesure aussi 6 pi 1 po, donc, il n’est pas petit», a encore souligné Mellanby, en vantant le travail effectué par l’organisation montréalaise durant la saison morte.

Aucune «superstar» 

En traçant le portrait du Canadien au terme des plus récents changements, Mellanby a reconnu que le club n’avait pas de supervedette à l’attaque, sans vouloir offenser les Jonathan Drouin, Brendan Gallagher ou Tomas Tatar. Selon l’adjoint au directeur général, la profondeur du CH est toutefois sa force à l’offensive.

«Je ne dirais pas que nous avons une "superstar" à l’avant, mais nous sommes très bons devant le filet, nous sommes bons en défensive et nous avons de la profondeur à l’attaque. Je crois que nous aurons trois ou quatre trios pouvant marquer», a-t-il dit.

Très optimiste, Mellanby a vanté au passage l’ajout du défenseur Joel Edmundson et du gardien Jake Allen, deux anciens des Blues de St. Louis. Il a aussi estimé que les attentes envers le Canadien étaient désormais plus élevées pour l’état-major, mais aussi de la part des joueurs eux-mêmes. À ce niveau, il a souligné le leadership des vétérans Shea Weber et Carey Price.

Une situation avantageuse 

Pour résumer les derniers mois, Mellanby a indiqué que le Tricolore a sans doute bénéficié du fait que le plafond salarial avait été maintenu à 81,5 millions $, d’autant plus que Bergevin, avec une certaine marge de manoeuvre et de nombreux choix au repêchage en banque, avait des munitions pour en tirer profit.

«On ne dépense pas d’argent pour des joueurs qu’on ne veut pas, mais je crois que cette année, nous étions dans une position où nous pouvions tirer avantage un peu du fait que le plafond salarial était maintenu, a formulé Mellanby. Marc Bergevin a fait vraiment un bon travail avec les choix au repêchage, nous avions plus de choix que n’importe quelle autre équipe dans la ligue l’an dernier et nous en avons 14 présentement pour le prochain repêchage. Nous avons pu utiliser ça durant l’été, nous avons donné un choix pour nous entendre avec [Joel] Edmundson avant qu’il ne devienne joueur autonome, nous avons donné un choix pour [Jake] Allen et il y avait aussi un choix impliqué dans la transaction pour Josh Anderson.»