Dave Morissette en direct

L'histoire derrière la sélection de Shea Weber

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Le dépisteur Luc Gauthier était avec les Predators de Nashville à l'époque où ils ont repêché Shea Weber et il a expliqué pourquoi le défenseur avait glissé jusqu'au 49e rang. 

Celui qui travaille maintenant pour les Penguins de Pittsburgh a raconté cette histoire alors qu'il était l'invité de Dave Morissette dans le cadre de la thématique sur les métiers reliés au hockey, mardi. 

«Lorsque Shea Weber a commencé à Kelowna dans la WHL, il était un sixième ou un septième défenseur. Il ne jouait pas souvent et il était même laissé de côté lors de certains matchs. Il était très difficile à voir et à évaluer. À un moment donné, un de nos recruteurs de l'Ouest vient nous dire lors d'une réunion qu'il faut l'avoir plus à l'oeil et lui porter une attention particulière parce qu'il le trouvait bon. On s'est mis à le suivre de plus proche et on a vu qu'il était bon. Au bout du compte, si ce n'était pas de ce recruteur qui avait été en mesure de nous le vendre, on ne sait pas ce qui serait arrivé. C'est une histoire incroyable. Quand on regarde la carrière de Shea Weber aujourd'hui, on voit que c'est devenu tout un joueur.»

Gauthier a insisté à plusieurs reprises au cours de l'entrevue pour dire que le recrutement était un travail d'équipe. Mais si le mérite de la sélection de Weber revient à un recruteur de l'Ouest, l'ancien joueur des Canadiens a été directement responsable de l'acquisition d'un autre solide défenseur.

«Dans le cas de Dan Hamhuis, je me souviens que j'étais en voyage dans l'Ouest canadien. Il jouait pour Prince George et je me rendais à Portland et Seattle pour aller voir deux matchs de son équipe. Il a joué deux très bonnes rencontres. Je regarde ensuite les rapports des autres recruteurs et je ne vois pas beaucoup de détails sur lui. On arrive en réunion et je vais le dire aux autres recruteurs. Je ne savais pas s'il s'agissait des deux meilleurs matchs de la saison de Dan Hamhuis, mais je savais qu'on devait le suivre de plus proche. C'est pour ça que j'aime dire que c'est un travail d'équipe et que la communication est très importante.» 

Malgré tout, le travail de dépisteur n'est pas toujours facile et Gauthier affirme qu'il est parfois difficile de composer avec la critique.

«Ça me fait mal au coeur quand j'entends des choses. Les gens ont le beau jeu de critiquer et c'est facile de le faire. Mais il faut comprendre que quand un joueur arrive à 22 ou 23 ans, ce n'est plus le même que lorsqu'il a 17 ou 18 ans. Notre rôle est de faire des projections pour le futur et ce n'est pas toujours évident. On n'a pas de boule de cristal, mais il faut minimiser les erreurs.» 

Voyez l'entrevue de Luc Gauthier dans la vidéo ci-dessus.