Crédit : DIDIER DEBUSSCHERE/JOURNAL DE QUEBEC

LHJMQ

«Je suis affamé» -Jakob Pelletier

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L’espoir des Flames de Calgary Jakob Pelletier n’a pas l’intention de rater son rendez-vous au Championnat du monde de hockey junior cette année et il veut prendre les grands moyens pour éviter la déception de l’an passé.

Le patineur de 19 ans espérait participer au tournoi de l’hiver 2020, mais une commotion cérébrale subie avant le camp de la formation canadienne a ruiné ses plans. Même s’il a été remis de sa blessure à la fin décembre, il était trop tard. Son absence au camp l’avait rendu inadmissible à jouer au Mondial junior.

C’est donc avec un grand appétit que Pelletier envisage les prochaines semaines. Faisant partie du groupe de joueurs conviés au camp de sélection de Hockey Canada pour la compétition 2021, le Québécois a récolté neuf points en six matchs avec les Foreurs de Val-d’Or, dans la LHJMQ, jusqu’ici.

«La dernière fois, il y avait tellement d’émotions et j’étais dépassé. Ce fut dévastateur. Mais là, je suis prêt. Je veux y arriver. Je serai là en mission, a-t-il mentionné au site des Flames. Tout cela m’a rendu affamé. Le Championnat du monde junior est l’une des meilleures choses du temps des Fêtes. Donc, avoir l’occasion de représenter mon pays et d’être le gars que les enfants regarderont – comme je le faisais plus jeune – est un immense honneur.»

«Je me souviens encore du but de Jordan Eberle contre la Russie en 2009. J’étais à l’étage inférieur avec ma famille et ç’a été l’explosion quand c’est arrivé. Vous n’oubliez jamais de tels moments. Espérons que je pourrai me tailler une place avec l’équipe et créer mes propres souvenirs», a-t-il ajouté.

Du temps pour s’améliorer

Choisi au 26e rang du repêchage par Calgary en 2019, Pelletier dit avoir profité de son inactivité pendant sa guérison, puis après l’interruption de la campagne 2019-2020, pour réfléchir sur les aspects de son jeu à peaufiner au cours de la saison morte. Il a noté une meilleure vitesse et une force plus convaincante qui lui permettront de produire régulièrement.

«Je suis toujours un gars positif, un peu comme le rayon de soleil du matin, a-t-il imagé. Il n’y a rien que vous pouvez faire dans une telle situation, mis à part d’avancer. C’est donc ce que j’ai fait. J’ai travaillé mon jeu. Je pense pouvoir même un peu plus rapide, c’est ce que je surveille actuellement. Toutefois, je suis plus stable et ça m’aide beaucoup, surtout quand je reviendrai au camp des Flames.»

Par ailleurs, le joueur d’avant apprécie son équipe en Abitibi, où il poursuit sa carrière junior après avoir été échangé par les Wildcats de Moncton au début juin.

«J’adore la formation que nous avons à Val-d’Or. Je sens un peu la même chose que l’an dernier, croyant que nous possédons tous les éléments pour tout rafler, a-t-il avoué. Par contre, il y a une tonne d’incertitude. Allons-nous jouer une saison complète? Nous avons joué quatre parties et ensuite, il y a eu une pause de trois semaines. C’est ainsi dur mentalement, mais nous essayons de rester positifs et voyons ce qui se passera.»